le début d’une tendance qui risque de se poursuivre au Québec

le début d’une tendance qui risque de se poursuivre au Québec
le début d’une tendance qui risque de se poursuivre au Québec

Publié le 1 mai 2024 à 21h23

Une période qui n’augure rien de bon pour la suite. Explications.


En bref:

  • Températures supérieures à la normale en avril ;

  • Déception pour l’impression de chaleur printanière ;

  • Dernière quinzaine en dessous de la normale.


Mot d’ordre : douceur

À Montréal, avril devient le cinquième mois consécutif avec des températures au-dessus de la normale. A noter cependant que la douceur a été moins remarquable que les mois précédents. Selon Réjean Ouimet, météorologue, toute la saison devrait se terminer de manière anormalement douce encore cette année.

«Le printemps devient la neuvième saison consécutive au-dessus de la normale», explique Réjean Ouimet. Mai ne pourra jamais défaire ce que mars et avril ont construit en termes de chaleur anormale. Ce printemps sera finalement l’un des plus chauds. »

Avril en deux temps

Côté températures, le mois d’avril s’est réellement déroulé en deux temps. La première portion a été marquée par une anomalie positive de 3,5°C pour Montréal. Cependant, l’impression d’un mois doux a été éclipsée par la dernière quinzaine qui s’est révélée plus froide que la normale. En effet, cette période n’a donné lieu à aucune canicule digne de ce nom ni à aucune séquence de beau temps plus ou moins longue.

«La chaleur est apparue dans la première quinzaine du mois juste après une période de neige», raconte Réjean Ouimet. Le seul du mois autour du 4 avril. La seconde moitié du mois n’offre pas le réchauffement habituel d’environ 4 degrés par rapport à la première quinzaine d’avril. C’est le 3ème mois après février et mars à proposer ce scénario contraire à la normale de réchauffement à l’approche de la saison estivale. »

Bonne et mauvaise nouvelle

Les précipitations ont été un peu plus abondantes dans l’ouest de la province, mais rien d’exceptionnel. Dans d’autres régions, les systèmes ont été moins généreux. Rappelons que l’hiver a été très avare de neige au Québec et que le manteau neigeux a rapidement disparu. Les inondations ne constituent donc pas une menace. Cependant, la situation devra être surveillée de près en cas d’incendie. On retiendra que les incendies ont dégénéré en mai 2023.

« L’absence de fortes pluies et d’épisodes de neige tardives font de ce mois d’avril un mois globalement calme », poursuit Réjean Ouimet. Au-dessus de la normale pour la quantité et le nombre de jours de précipitations pour le sud et l’ouest du Québec, mais déficitaires ailleurs. Résultat : nous connaissons jusqu’à présent une saison de crues mineure. À l’inverse, le Québec a connu deux fois plus de feux de végétation depuis le début de la saison et près du double de la superficie touchée par rapport à la moyenne des dernières années. »

#Canada

 
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