A Angoulême, 300 personnes marchent en mémoire d’Alhoussein Camara

A Angoulême, 300 personnes marchent en mémoire d’Alhoussein Camara
A Angoulême, 300 personnes marchent en mémoire d’Alhoussein Camara

Les 300 personnes présentes se sont d’abord rassemblées pour prendre la parole qui s’est terminée par une minute de silence. « Nous sommes là pour montrer qu’un jour après, nous n’oublions pas ce qui s’est passé », déclare Maëva Sako, présidente de l’association « Justice pour Alhoussein ». Autour d’elle, dans cette foule arrosée par une pluie fine, se trouvent les membres de nombreux collectifs, de « France Palestine Charente » à « Désarmons-les » en passant par le réseau de la Maison des Peuples. Il y a aussi des personnalités syndicales locales. Karfa Diallo, conseiller régional, responsable de l’association Mémoire et partage à Bordeaux et qui avait rendu visite aux parents d’Alhoussein en Guinée est également présent ainsi que René Pilato, député LFI de la première circonscription.

C’est la banalisation des violences policières que l’on dénonce

« Racisme structurel »

Pour Léo, jeune charentais membre du collectif « Vérité et Justice », « nous avons rendu cette affaire invisible au niveau local et national. Cependant, nous ne devons pas oublier qu’il y a des gens qui sont soumis à la justice différemment dans ce pays.» Alhoussein est « un jeune homme que la police a tué, qui a perdu la vie alors qu’il allait travailler », raconte Karen, membre de la Maison des Peuples et de la Paix. « C’est ce permis de tuer que nous dénonçons, cette banalisation des violences policières. Ces jeunes hommes noirs, racisés, sont presque devenus des stands de tir pour policiers, sans doute eux aussi impliqués dans des violences systémiques, dans un racisme structurel. » Au micro, Bafila, un ami d’Alhoussein, tient à rappeler que « le plus sérieux obstacle à l’injustice est le silence ». Pour Xavier Favre, président de France Palestine Charente, « nous n’organisons pas de manifestation (en soutien à la Palestine NDLR) ce samedi car finalement, Alhoussein est aujourd’hui l’Angoumoisin d’honneur. Il est victime de violences systémiques et policières comme les enfants de Gaza. »

Un match de football le 13 juillet

Le cortège a suivi son parcours dans le calme, encadré par la police, à travers le quartier du Grand Font, passant devant la gare et jusqu’au palais de justice. Devant le commissariat, quelques coups de mortier ont été tirés, « sans danger » avant que le cortège ne se disperse devant le palais de justice.

Le 13 juillet, un match de football à la mémoire d’Alhoussein sera organisé à Villenave-d’Ornon, près de Bordeaux, en Gironde. « Le maire d’Angoulême n’a pas voulu nous prêter un stade », souffle Maëva Sako.

 
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