le casse-tête des entreprises alsaciennes avec les ponts de Mai

le casse-tête des entreprises alsaciennes avec les ponts de Mai
le casse-tête des entreprises alsaciennes avec les ponts de Mai

C’est une étape importante… Qu’est-ce que je dis, c’est une étape importante ? C’est une péninsule ! Il y a même des viaducs ces ponts de mai qui arrivent.

Il y a d’abord le premier mai, un mercredi, avec un pont possible à condition d’avoir jeudi et vendredi (ou lundi, mardi). Se profile alors l’Ascension, un pont qui permet, en ne prenant qu’un jour, de récolter cinq jours de repos grâce au 8 mai qui tombe cette année aussi un mercredi ! Bref, cette année est plutôt favorable aux salariés.

Et cela pose quelques complications organisationnelles pour les entreprises qui s’adaptent du mieux qu’ils peuvent.

« Beaucoup de chefs d’entreprise me disent qu’ils ont renoncé à faire beaucoup de réunions. Ce sera un mois avec beaucoup moins de réunions, ce qui n’est pas mauvais signe. Du point de vue de l’industrie, quand il s’agit de tarifs, la réponse est plus complexe, elle est préparée des mois à l’avance, il y aura des heures supplémentaires qui seront payées. Du point de vue des services et du transport routier, ils travailleront moins parce qu’ils en ont. l’obligation de ne pas conduire les jours fériés. Mais même si le chiffre d’affaires baisse, comme il baisse pour tout le monde, l’impact est plutôt positif pour les salariés de ces entreprises. explique Sandrine Amrhein, présidente du Medef Alsace.

Le secteur le plus touché

L’impact des ponts de mai de cette année est donc plus important pour les entreprises du secteur industriel.
Cela pose quelques problèmes d’organisation comme chez CTCI, 100 salariés, basée à Singrist, près de Saverne dans le Bas-Rhin. L’entreprise produit des plastiques extrudés, avec une machine qui met beaucoup de temps à s’allumer ou à s’éteindre.

Il faut donc anticiper bien à l’avance. “Dans une activité qu’est l’extrusion de matières plastiques, c’est une activité très consommatrice de ressources. Par exemple, la machine du lundi matin, pour la démarrer, il nous faut 5 heures de préchauffage, avant de pouvoir commencer à produire. Sur deux jours, faire 5 heures de chauffage au prix de l’énergie, c’est plus malin de ne pas produire. Sur les deux semaines concernées par les ponts, nous avons fait le choix d’arrêter une semaine complète» explique David Leleu, le patron du groupe CTCI. “D’une manière ou d’une autre, c’est un coût supplémentaire” il ajoute.

Le patron sait donc qu’il produira moins, également à cause du manque de main d’œuvre. Et Mai sera un mois court.

“Ce n’est pas une année pour les patrons” sourit David Leleu. D’autant qu’il faut gérer les vacances de mai. « Il y a les RTT, les soldes vacances. Nous savons qu’habituellement les 15 premiers jours du mois de mai sont des semaines avec très peu de travail, du moins au niveau administratif. En général, nous essayons de maintenir le niveau de production, mais cette année, avec cette configuration, c’est presque impossible. » dit le patron.

Un handicap d’autant que l’entreprise souffre également concurrence étrangère qui n’est impacté ni par les ponts de mai ni par la hausse des prix de l’électricité. Pour CTCI, la facture énergétique représente désormais jusqu’à 20 % du chiffre d’affaires, elle a été multipliée par six en trois ans.

 
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