« Les gens me prennent souvent pour un bourgeois, mais je pense que je suis bien plus punk que ça » – .

« Les gens me prennent souvent pour un bourgeois, mais je pense que je suis bien plus punk que ça » – .
« Les gens me prennent souvent pour un bourgeois, mais je pense que je suis bien plus punk que ça » – .

Pensionnaire de la Comédie-Française depuis douze ans, l’acteur a quitté la maison de Molière pour se consacrer à d’autres projets, notamment au cinéma.

Dans Le Comte de Monte-Cristo, il incarne Gérard de Villefort, l’homme qui a trahi Edmond Dantès. Suivra Les barbarespar Julie DelpyLe Divin, Sarah Bernhardt, de Guillaume Nicloux, et Le quatrième murune adaptation du roman de Sorj Chalandon de David Oelhoffen.

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Madame Figaro .- Mon état actuel ?
Laurent Lafitte.- Heureux, car je suis dans une nouvelle dynamique après avoir quitté la Comédie-Française. J’ai de superbes films et tournages à venir, donc je suis très heureux.

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Ce qui m’a attiré chez Gérard de Villefort dans Le Comte de Monte-Cristo ?
Jouer aux salopards m’a toujours amusé. J’aime être connecté au monstrueux, et Gérard de Villefort est un personnage difficile à sauver. Il est l’un des méchants emblématiques de la littérature française.

Ai-je encore le feu sacré ?
Je suis à un moment de ma vie et de ma carrière où j’ai suffisamment de détachement pour être détendu, mais où les enjeux sont encore suffisamment élevés pour que je veuille me dépasser. Il m’a fallu du temps pour trouver le juste équilibre entre un bon niveau de lâcher prise et d’implication. J’encourage les réalisateurs à en profiter. (Des rires.)

Mon rôle dans Les barbares ?
C’est plus un connard qu’un salaud. Il n’a pas les moyens d’être moins méchant, car il n’est pas assez intelligent. Cela incarne un peu le réflexe du protectionnisme raciste. Jouer ce genre de rôle représente une sorte de libération : cela nous permet de nous exprimer sur ces gens qui nous agressent un peu tout au long de l’année.

Il m’a fallu du temps pour trouver le bon équilibre entre un bon niveau de lâcher prise et d’implication.

Laurent Lafitte

Est-ce que ma promotion est une corvée ?
Je pense que je peux raconter des choses plus intéressantes à travers mon travail. Quand je lis des interviews d’acteurs ou d’actrices qui parlent d’eux, cela ne m’intéresse pas beaucoup, sauf quand Golshifteh Farahani parle de son parcours de vie, par exemple.

La question que je redoute ?
Tout ce qui concerne la sphère privée. J’imagine que moins le public me connaît, plus il croira en mes rôles.

Est-ce que je mens lors des entretiens ?
Bien sûr, j’essaie toujours de me montrer.

Bien sûr que je mens dans les interviews, j’essaye quand même de me montrer

Laurent Lafitte

Un malentendu à mon sujet ?
Comme je suis bien élevé, les gens me prennent parfois pour un bourgeois, mais je pense que je suis bien plus punk que ça.

Qu’est-ce que j’aime que les gens disent de moi ?
Que je suis un bon acteur.

La critique qui m’a fait plaisir ?
Le dernier concernait Cyrano de Bergerac, Dans Le Figaro. L’article avait pour titre : « Un Cyrano de Bergerac ce qui sent trop l’époque. C’était censé être une mauvaise critique, mais je l’ai trouvée plutôt valorisante car j’aime faire des spectacles qui sont dans l’air du temps.

Je suis à un moment de ma vie où les enjeux sont encore suffisamment importants pour que j’aie envie de me dépasser.

Laurent Lafitte

La dernière fois que j’ai été fier de moi ?
Il y avait une fierté collective à recevoir le Bafta (l’équivalent britannique d’un César, NDLR) pour la série Tapie. C’était une victoire totalement inattendue, et comme je suis très sensible au goût anglais, ça faisait plaisir d’être un peu validé à ce propos.

À quoi je pense quand je me regarde dans le miroir le matin ?
Que je passe de plus en plus de temps à me maquiller sur le plateau. Je suis convoqué de plus en plus tôt et je me demande pourquoi…

Un tournage à venir ?
Je joue François-Marie Banier dans La femme la plus riche du monde, de Thierry Klifa, face à Isabelle Huppert qui incarne Liliane Bettencourt. C’est un rôle passionnant, car je pense que Banier a une personnalité opposée à Tapie, mais les deux hommes partageaient une énergie commune et une envie de s’en sortir coûte que coûte.

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Que vais-je faire après cet entretien ?
Je vais déjeuner et je pense commander des ris de veau. C’est intéressant, n’est-ce pas ?

Laurent Lafitte joue dans Le Comte de Monte-Cristo, de Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière, sorti le 28 juin, et dans Les Barbares, de Julie Delpy, sortie le 18 septembre.

 
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