Emmanuel Macron demande un « temps de discussion » à l’école sur le racisme et l’antisémitisme

Emmanuel Macron demande un « temps de discussion » à l’école sur le racisme et l’antisémitisme
Emmanuel Macron demande un « temps de discussion » à l’école sur le racisme et l’antisémitisme

Une affaire de viol collectif à Courbevoie sur fond d’antisémitisme dont une jeune fille de 12 ans a été victime a émergé lors de la campagne des législatives mercredi 19 juin, suscitant l’indignation de plusieurs responsables politiques dénonçant cette affaire. “fléau”. Le président Emmanuel Macron a demandé “un temps d’échange” sur le racisme et l’antisémitisme dans les établissements scolaires, confirmé à Monde le Ministère de l’Éducation Nationale. Le chef de l’Etat est monté au créneau en déclarant « paroles solennelles et sérieuses sur le fléau de l’antisémitisme » lors du conseil des ministres, a indiqué son entourage cité par l’Agence France-Presse (AFP).

« A cette occasion, il a demandé au ministre » de l’éducation nationale, Nicole Belloubet, « qu’un temps d’échange puisse être organisé dans les prochains jours dans les écoles au sujet de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, afin que des discours de haine porteurs de conséquences graves ne s’y infiltrent pas »nous avons ajouté.

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La classe politique « horrifiée »

Trois adolescents âgés de 12 à 13 ans ont été mis en examen dans la soirée du mardi 18 juin, comme on l’a appris Le monde avec le parquet de Nanterre, dans le cadre d’une information judiciaire ouverte contre les chefs « viol aggravé, agression sexuelle aggravée, tentative d’extorsion, atteinte à la vie privée, menace de mort, violences et injures, ces deux dernières infractions étant aggravées par leur commission en raison de l’appartenance de la victime à une religion ».

Devant la réaction du chef de l’Etat, la présidente du groupe Rassemblement national (RN) au Palais-Bourbon, Marine Le Pen, a évoqué une « stigmatisation des Juifs depuis des mois par l’extrême gauche » ; le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, comme le reste de la gauche, a dénoncé un crime « antisémite », tandis que l’exécutif dénonçait un acte « ignoble ».

M. Mélenchon s’est dit « horrifié » et dénoncé, mercredi « racisme antisémite ». Sur le même réseau social, François Ruffin a partagé son ” colère “ et a dénoncé le ” machisme ” et “antisémitisme” subi par la victime. « L’antisémitisme et la violence contre les femmes sont des blessures béantes dans notre société. Nous devons faire face à cette réalité et agir résolument.a également réagi la secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier.

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Sihame Muscianisi, candidate du Nouveau Front Populaire aux élections législatives dans la circonscription de Courbevoie, a annoncé https://twitter.com/s_muscianisi/status/1803357293582418271 pourquoi « douleur profonde ». Le chef du Parti communiste, Fabien Roussel, a dénoncé sur X mercredi matin « un crime atroce qui nous rappelle une fois de plus que l’antisémitisme corrompt notre société et se développe dangereusement ». Mardi, le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a fustigé le “fléau” de « haine antisémite »appeler à le combattre « sans faiblesse et sans répit ».

Rassemblement à Paris mercredi soir

A Villepinte, au salon Eurosatory, le président du RN, Jordan Bardella, a assuré avoir entendu “pour combattre cet antisémitisme qui frappe la France depuis le 7 octobre”. Mmoi Le Pen a dénoncé le “la stigmatisation des juifs depuis des mois par l’extrême gauche (…). Il faut que tout le monde en soit pleinement conscient les 30 juin et 7 juillet.»

Dans le camp présidentiel, Sylvain Maillard, ancien président du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale, a confié son « horreur face à ce viol antisémite ». « L’antisémitisme doit être combattu dès le plus jeune âge et sévèrement puni »a-t-il estimé. « Aucune fausse excuse ne doit être acceptée »» a protesté de son côté le maire de Nice, Christian Estrosi (Horizons), sur « ignoble »Mercredi sur BFM-TV. « Viol, antisémitisme : tout est abominable dans ce crime »a également réagi la ministre de l’Éducation nationale, Nicole Belloubet.

Mercredi soir, des centaines de personnes se sont également rassemblées contre l’antisémitisme sur le parvis de l’Hôtel de ville de Paris, suite à la révélation de cette affaire, à l’appel du collectif « Nous Vivons », et en présence notamment du garde des Sceaux. Eric Dupond-Moretti, ainsi que le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) Yonathan Arfi et l’imam de Drancy Hassen Chalghoumi.

Le Monde avec l’AFP

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