Aeschi et Graber pourraient être condamnés pénalement

Aeschi et Graber pourraient être condamnés pénalement
Aeschi et Graber pourraient être condamnés pénalement

Mercredi, le chef du groupe UDC aux Chambres fédérales, Thomas Aeschi (UDC/ZG), et son collègue Michael Graber (UDC/VS) ont ignoré les ordres des services de sécurité lors de la visite du président du Parlement ukrainien Ruslan. Stefantchouk, accueilli par son homologue suisse Erich Nussbaumer (PS/BL).

Les mesures de sécurité étaient très élevées au Palais fédéral et un périmètre de sécurité avait été mis en place pour permettre aux deux présidents de prendre une photo devant le monument des Trois Suisses. Mais les deux élus UDC ont voulu y aller en force pour emprunter le grand escalier. Ils en ont été physiquement empêchés par les agents en service. Les deux parlementaires ont justifié leur comportement par le fait que ces mesures de sécurité les empêchaient de travailler.

L’affaire a suscité de nombreuses réactions, dont celle du conseiller fédéral Albert Rösti, qui a défendu son collègue de parti. Mais de nombreux parlementaires doutaient des intentions des deux hommes, car il leur suffirait de prendre l’ascenseur pour descendre. Autrement dit, ils auraient sciemment provoqué ce scandale pour montrer leur mauvaise humeur face à la présence de la délégation ukrainienne.

Sur Facebook, l’ancien porte-parole de la police valaisanne, Jean-Marie Bornet, estime que les deux hommes devraient être condamnés en vertu de l’article 285 du Code pénal qui punit les violences contre les fonctionnaires. « Quiconque, dit cet article, en usant de violence ou de menace, empêche une autorité, un membre d’une autorité ou un fonctionnaire d’accomplir un acte entrant dans le cadre de ses fonctions, le contraint à accomplir un tel acte ou se livre en fait à leur encontre. ce faisant, est passible d’une peine privative de liberté pouvant aller jusqu’à trois ans.

Le piment de l’histoire est que l’UDC a continué ces dernières années à exiger au Parlement plus de sévérité à l’égard de ceux qui recourent à la violence contre les policiers et les fonctionnaires. C’était l’un des leitmotivs du groupe aux Chambres fédérales avec les interventions d’Oskar Freysinger (UDC/VS), Sandra Sollberger (UDC/BL) et Sylvia Flückiger-Bäni (UDC/AG).

Thomas Aeschi avait également soutenu la motion de ce dernier, qui demandait : « Il appartient au Conseil fédéral de proposer au Parlement une nouvelle rédaction de l’article 285 du Code pénal suisse afin d’établir des sanctions beaucoup plus sévères en cas de violences ou de menaces contre les autorités. et les fonctionnaires. À cet égard, il est impératif d’introduire des peines privatives de liberté sans sursis.

Finalement, les sanctions ont été légèrement durcies et sont entrées en vigueur le 1er juillet 2023. Thomas Aeschi et Michael Graber ont toutefois pu faire valoir leur immunité parlementaire.

 
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