au coeur du stand de tir de la base aérienne 705 – .

au coeur du stand de tir de la base aérienne 705 – .
au coeur du stand de tir de la base aérienne 705 – .

« Protection des yeux et de l’ouïe », ordonne l’instructeur. Les quatre militaires positionnés devant leur fenêtre de tir à 50 m de leur cible exécutent sous le regard de leur supérieur. Tige de métal à la main, tel un chef d’orchestre, c’est lui qui dicte le tempo de la séance de tournage. “Annoncez quand vous êtes prêt”, dicte l’homme à la baguette. A son commandement, les soldats tirent sur des cibles situées à 50 m, le bruit des détonations à peine étouffé par les casques électroniques que chacun porte sur les oreilles.

Les soldats peuvent tirer avec des armes de poing ou des fusils d’assaut.
© (Photo NR, Julien Pruvost)

Une fois les coups tirés, ils retirent le chargeur vide et le brandissent en l’air, à la vue de tous. « Cessez le feu, inspection des armes », annonce l’instructeur. Baguette en main, il la positionne dans le canon pour vérifier qu’aucune munition n’est restée à l’intérieur et que l’arme est sécuritaire.

Maintenir les compétences

Un exercice très codifié de bout en bout, comme en témoigne le nombre exact de munitions remises aux soldats. « Ils sont distribués de manière à ce que nous n’en tirions pas grand-chose. Tout est suivi. Si jamais on a un problème avec une munition, cela peut paralyser le lot”explique le capitaine Julian, qui dirige l’escadron de protection.

Les militaires de l’escadron de protection sont les principaux utilisateurs du stand de tir de la base aérienne. Responsables de la sécurité de la base, ils sont en première ligne pour toute personne souhaitant pénétrer sur le site sans autorisation. Une fonction qui nécessite un entretien constant des compétences de tir.

Pour chaque séance, tout est enregistré.
© (Photo NR, Julien Pruvost)

« Nous sommes 1 750 sur le site, en grande majorité des militaires qui doivent se former », explique le colonel Guillaume Lagarde, commandant de la base aérienne et de défense. Des militaires auxquels il faut ajouter les militaires de la force Sentinelle ou ceux qui s’apprêtent à partir en opérations extérieures et qui ont besoin d’un “rafraîchissement”.

Militaires et civils

Mais il n’y a pas que les militaires qui viennent tirer au stand de tir. Le club de tir sportif et artistique dispose également de l’autorisation d’utiliser le matériel. « Nous encourageons cette pratique. Cela permet de licencier du personnel civil. », précise le colonel Lagarde. Activité soutenue pour les équipements construits dans les années 40 et qui ont été rénovés il y a deux ans.

Sur les cibles, différentes zones sont délimitées pour que les soldats puissent s’entraîner.
© (Photo NR, Julien Pruvost)

Aujourd’hui, le stand permet de couvrir la grande majorité des besoins de tir militaires, que ce soit avec une arme de poing, un fusil de chasse ou un fusil d’assaut. « Nous faisons tirer les gens avec les armes dont ils ont besoin », précise le capitaine Julian. Dans quelques années, ils l’abandonneront au profit d’équipements plus modernes qui seront construits dessus.

Preuve que malgré le départ de l’école de chasse, l’Armée de l’Air et de l’Espace n’a pas prévu de quitter Tours-Nord.

 
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