un homme de 63 ans jugé devant le tribunal judiciaire de l’Ariège pour avoir violé une amie de ses filles de 15 ans

un homme de 63 ans jugé devant le tribunal judiciaire de l’Ariège pour avoir violé une amie de ses filles de 15 ans
un homme de 63 ans jugé devant le tribunal judiciaire de l’Ariège pour avoir violé une amie de ses filles de 15 ans

l’essentiel
Ce lundi 13 mai 2024, le procès de Pascal C., accusé de viol sur personne vulnérable, s’est ouvert devant la cour d’assises de l’Ariège. Dans cette affaire, il est poursuivi pour avoir violé une jeune fille de 15 ans qui souffre d’un retard mental « moyen » selon les experts.

Il faut remonter au début de l’année 2018 pour comprendre pourquoi Pascal C. s’est retrouvé pendant deux jours devant la cour d’assises de l’Ariège, ce lundi 13 mai et mardi 14 mai 2024. Il y a six ans, ce natif de Bordeaux a agressé sexuellement une amie. de ses filles à deux reprises.

Les premiers faits reprochés à l’homme de 57 ans ont eu lieu dans la nuit du 1er au 2 janvier 2018. Alors que ses deux filles avaient invité Justine*, il a encouragé la jeune fille de 15 ans à coucher avec lui et profiter de ce moment pour “la caresser et insérer sa main sous son pyjama”, indique Hélène Ratinaud, présidente de la cour d’assises, qui dirige les débats.

Pire encore, Pascal C. récidive quelques semaines plus tard. Mais cette fois, il assure que ses filles ne sont plus chez lui. En effet, alors que la victime est en week-end avec ses deux amies depuis vendredi, l’accusé l’emmène chez leur grand-mère dimanche en fin d’après-midi, et reste seul avec Justine.

Une nuit d’horreur

Dans un petit village du Couserans, la soirée du dimanche 4 février au lundi 5 février 2018 devient un enfer pour l’adolescent, pris au piège. D’autant que Pascal C. coupe les deux téléphones et la prive de tout moyen de communication. « Vers 18 heures, je suis allé prendre une douche », raconte à la barre la victime, la voix tremblante. Il décide alors d’aller aux toilettes. « Il a tiré le rideau et est entré nu. Il m’a donné le gant. Elle décide alors de s’enfuir et quitte rapidement la pièce.

Le quinquagénaire – qui est, à ses yeux, une personne de confiance puisqu’en plus d’être le père de ses copines, il est aussi l’ami de son oncle – ne s’arrête pas là. Alors qu’elle est en pyjama, l’accusé, en caleçon, la prend par le bras et l’emmène dans sa chambre. Il la pose sur le lit et commence à la déshabiller. « À ce moment-là, il m’a demandé si je voulais voir un film pornographique », se souvient Justine.

Lire aussi :
“Il leur a volé leur innocence” : un homme condamné à 15 ans de prison pour viols et agressions sexuelles sur quatre mineures

Après l’avoir déshabillée, il se met à nouveau nu. « Il me dit qu’il veut me mettre un doigt et deux sextoys », explique la victime, d’autant plus vulnérable qu’elle souffre d’un retard mental « moyen ». « En 2018, elle ne maîtrisait pas les parties du corps. Pour parler de son sexe, dit-elle en bas. Elle n’a pas pu se défendre contre un homme plus expérimenté qu’elle”, analysent l’ensemble des experts mandatés dans le cadre de cette procédure judiciaire. Tous affirment que les difficultés psychologiques de la victime sont visibles et qu’elle est soumise à « une forte soumission de la part d’un adulte et que la sexualité ne fait clairement pas partie de ses priorités ».

Malgré de nombreuses tentatives de refus, il ne s’arrête pas là et réalise ses désirs pervers. Il utilise ces sextoys pour faire vivre l’enfer à Justine, qui ne sait pas se défendre et surtout qui se retrouve seule dans une maison isolée. Si l’histoire pouvait s’arrêter là, l’homme de 57 ans recommence en massant de force la victime tout en exhibant et en masturbant son sexe.

Devant les enquêteurs ou les jurés, en ce premier jour du procès, les positions restent figées. « J’avoue avoir eu des relations avec elle, mais elle a consenti », explique-t-il avec confiance aux jurés, même si tout est accablant dans cette affaire. Quoi qu’il en soit, et avant même de connaître la décision de la cour d’assises, la victime se dit profondément affectée : « J’avais peur, j’étais anxieuse. Je ne pouvais pas dormir sans veilleuse. pendant longtemps. J’avais peur de sortir et de le rencontrer.

*Le prénom de la victime a été modifié
 
For Latest Updates Follow us on Google News
 

PREV Deux nouveaux pensionnaires à l’atelier artistique du Jardin du Prince à Neuchâtel
NEXT Ces pâtissiers de Haute-Loire proposent un nouveau gâteau spécial Fête des Mères