Live avec Marthe & Pilani Bubu + Emel #SessionLive, Afrique du Sud x Tunisie – RFI Musique – .

Marthe Et Pilani Bubu révéler Non ‘Indaba, le premier album commun du collectif de jazz-rock trans-oriental français et du célèbre chanteur et poète sud-africain. Une odyssée sonore à travers l’Afrique du Sud, ses rythmes et ses militantes. Ces deux entités fusionnent pour raconter musicalement l’histoire et les cultures de l’Afrique du Sud à travers le prisme de femmes fortes. Avec ce premier disque qui rassemble plusieurs univers musicaux, où s’entremêlent guitares, éléments rythmiques ancestraux, chant engagé, voix envoûtantes et cuivres envoûtants, cette nouvelle entité dévoile une aventure sonore et humaine unique. Nay’ Indaba fait référence, en langue zouloue, à une conversation importante à avoir. « Indaba » est la réunion des chefs Nguni pour discuter de questions de société pertinentes. Dans ce disque, le groupe s’intéresse aux faits sociaux de l’Afrique du Sud, à ses luttes, au sein d’une musique hybride sublimée par des influences soul et jazz expérimental. Il existe un proverbe africain qui dit qu’une mère ressent toutes les douleurs de ses enfants à travers une connexion invisible depuis la naissance, en passant par le cordon ombilical de l’enfant (inkaba yom ntana), jusqu’au nombril ou au ventre de la mère (inimba). Au fil des huit titres de l’album, le groupe approfondit l’idée selon laquelle les femmes sont les futures actrices du changement et les leaders mondiaux, en raison de leur essence de donneuses de vie et de nourricières.

© Carlos Frazao

Marthe & Pilani Bubu.

Il explore en profondeur l’histoire complexe de l’Afrique du Sud et ses maux sociaux. Elle partage une histoire positive de la lutte continue contre les inégalités, le chômage des jeunes et la pauvreté, et plaide pour le progrès et la réussite des noirs autrefois défavorisés, comme l’a fait l’indélébile conteuse Pilani Bubu, en accueillant le quatuor français Marthe en Afrique du Sud. Ancrée dans l’atmosphère magnétique et les souvenirs de ce pays, une musicalité à la fois psychédélique et féroce se dessine. Quel honneur ce fut d’accueillir la première étape de cette résidence d’écriture collaborative en Afrique du Sud aux Flame Studios sur Constitution Hill au Old Fort. Partager l’histoire de notre passé en travaillant près de l’ancienne prison pour femmes de Constitution Hill. De nombreuses histoires sont partagées sur notre pays, et pendant mon séjour avec Marthe, c’était le lieu de travail le plus approprié et le plus organique, qui pouvait insuffler un sens et une inspiration à notre processus créatif. Il contient une partie de l’histoire du pays… ses conflits, ses progrès et ses victoires. Et en effet, l’énergie et la cause de Constitution Hill se sont retrouvées dans la musique. C’est une ode à la prison pour femmes, à Imbokodo (les femmes fortes qui ont défilé vers les bâtiments de l’Union en 1956) et à ses enfants d’aujourd’hui, naviguant dans l’impact générationnel de l’histoire de notre pays, dit Pilani Bubu.

© Laurence Aloir/RFI

Marthe & Pilani Bubu & Laurence Aloir.

Titres interprétés au grand studio

-Asifani RFI en direct

-Awuyaziextrait d’album

-Umfazi RFI en direct.

Composition : Pilani Bubu (en chantant), Florent Briqué (trompette), Alexis Moutzouris (saxophone/clarinette), Lucas Territo (guitare), Damien Bernard (batterie), Maggie Doherty (traduction).

Son : Mathias Taylor, Jérémie Besset.

►Album Non ‘Indaba _ conversation importante en langue Xhosa (L’oreille en friche 2024).

Asizolalala agrafe

Facebook Pilani.

© Ambre Gris

Émel.

Puis nous accueillons Emel (Mathlouthi) pour la sortie de son nouvel album ARM.

Il faut parfois savoir reprendre le contrôle de soi. Juste un peu et surtout, avec force. Émel l’a fait avec ce quatrième album qui ne ressemble en rien à tout ce que vous avez entendu d’elle. MRA est comme une nouvelle naissance dansante et percussive. Depuis son arrivée sur la scène internationale en 2012 avec son album Kelmti Horra, Emel a toujours proposé une musique qui implique intensément ses auditeurs. Une musique dont la « parole est libre » (« Kelmti Horra » en arabe, oui) et une véritable bande-son de révolutions.

Avec ARM, Emel a voulu déconstruire pour tout reconstruire, se stimuler, « pour que la musique reste vivante », dit-elle. Le résultat est un album à la musique puissante, salvatrice et féministe. Puissant par ses productions fébriles, hip-hop, pop et reggaeton, parfait habillage d’un combat – en témoigne le titre Massive Will qui ouvre l’album, dans lequel les instruments boxent l’oreille. Sauver par sa puissance évocatrice et ses mots fédérateurs, dignes des plus grands manifestes – « Ma voix n’a pas de limites / ma voix n’a pas de fin », clame-t-elle dans Souty. Féministe rien que par le nom de cet album, MRA signifiant « femme » en arabe. Mais une femme qui ne respecterait pas les codes. Féministe aussi car écrit, pensé et produit exclusivement par et avec des femmes. Avec MRA, Emel souhaite créer un mouvement composé de femmes fatiguées mais infatigables. Aux côtés de Camélia Jordana, Nayomi, Alyona Alyona… Des femmes qui chantent, rappent, produisent, écrivent en anglais, arabe ou français mais qui s’accordent sur la même langue et le même combat. « Ma responsabilité est de porter leur voix en même temps que la mienne », clame Emel.

© Ryan Murad

Émel.

MRA, pour une musicienne féministe qui s’est rendu compte qu’elle n’avait pas assez donné la parole aux femmes en s’entourant. Le MRA n’est que le résultat de ces prises de conscience. Pour cela, elle avait besoin de renaître de ses cendres (« Je ressusciterai comme un Phénix » mentionne-t-elle dans Rise). Dire, comme dans le titre Nar – inspiré du message et de l’aura de la superstar MIA – « Je suis un guerrier, une sorcière, un super-héros ». Déconstruire pour mieux reconstruire, oui, mais ensemble. Alors venez chanter à l’unisson avec elle sur ce divin jeu de voix et de reggaeton arabe dans Lose My Mind. Sur le rap glorifié d’Idha aussi, inspiré par la liberté (« Si un jour le peuple désire la vie, il faudra que le destin se plie. ») Oui, accompagnons Emel sur I’ll Leave, déclaration d’amour électro à son père décédé. elle l’amour de la musique mais surtout l’empathie qu’elle ne voit malheureusement pas dans le monde (« Père, ils ont perdu la tête »). Avec elle et la rappeuse ukrainienne Alyona Alyona, rendons hommage à Maurice à cette immigrante ivoirienne licenciée pour avoir fait une pause. Impossible également de ne pas échapper à la puissance évocatrice de Mazel aux tendres synthés, coproduit avec Pénélope Antena. Titre où l’on se rend dans un village tunisien pour raconter le viol d’une femme trans. Reprenons les rênes de nos destinées comme Emel nous encourage à le faire avec ce sublime MRA. Mazel d’ailleurs, qui ne veut rien dire d’autre que « encore ». Malgré la laideur menaçante du monde et sa violence, luttons à nouveau. En n’oubliant jamais de le faire – ensemble – en dansant.

© Laurence Aloir/RFI

Emel & Alice Animal à RFI.

Titres interprétés au grand studio

– Volonté massive, RFI en direct

-Mazel Exploit. Camélia Jordana, de l’album

– Souty RFI en direct, voir le clip.

Composition : Emelen chantant, Alice-Animauxguitare

Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant

►Album ARM _ femme en langue arabe (Yotanka Road 2024)

► À lire sur RFI Musique

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► Lose My Mind, clip.

 
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