elle est sanctionnée pour ses sorties en montagne

elle est sanctionnée pour ses sorties en montagne
elle est sanctionnée pour ses sorties en montagne

Son rêve se heurtait-il simplement à la réalité ? Cécilia Montini rêvait de consacrer sa vie professionnelle à la nature, mais les autorités le lui ont interdit.

Une pétition circule sur les réseaux pour plaider la cause de celle qui partage sa vie entre Beuil et Gattières et qui a fondé et préside Natur’ame. Avec cette association, elle propose des sorties collectives à petits prix, qui visent à « sensibiliser » à l’environnement, promet-elle. Pour cela, elle a passé le Certificat d’Aptitude aux Fonctions d’Animatrice (BAFA) et un diplôme d’animatrice nature, délivrés en ligne.

Sanctionné pour failles de sécurité

Mais le 10 avril, après contrôles et commission, les services de l’Etat ont décidé et suspendu son activité pour deux mois pour avoir emmené un groupe de randonnées en montagne, qui relèvent de l’encadrement des guides de moyenne montagne (AMM), un diplôme de Longue et difficile. État.

Le décret cite plusieurs sorties, à Casterino, Châteauneuf-d’Entraunes ou Saint-Dalmas-le-Selvage, “de niveau intermédiaire, voire intermédiaire supérieur”, à une altitude “supérieure à mille, voire 2 000 mètres”, “dans des conditions changeantes”. environnement, non sécurisé, peu développé, présentant des risques potentiels », où les communications sont « difficiles », « voire impossibles ».

Le document s’appuie également sur une inspection du peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM). “Pas de kit de sécurité, une seule couverture de survie, parcours risqué, matériel insuffisant.”

“Il y a des règles, des codes”

Cécilia Montini conteste dans tous les sens. Les contrôles, le fond, la forme. Elle, qui a perdu un bras lorsqu’elle était adolescente, crie à la persécution. “Mon handicap est un facteur non négligeable de leur acharnement, je trouve cela injuste et honteux.”

Mais pour le syndicat national des guides de montagne (Snam), il s’agit simplement de sécurité personnelle. « La préfecture fait des contrôles, j’en ai eu aussi, explique un représentant. Si elle a été bannie, c’est parce que toutes les cases n’étaient pas cochées. Nous sommes formés en deux ans pour nous préparer à toute éventualité. Il y a des règles, des codes. Dans un environnement montagnard, on ne peut rien faire.

« Il y a des prérogatives », poursuit le syndicaliste. Je n’ai pas le droit d’emmener des gens sur la glace ou de donner des cours de ski à n’importe qui. Je ne remets pas en question les connaissances et les compétences de cette dame. Le relief des Alpes-Maritimes est suffisamment grand pour que Cécilia puisse trouver une place qui n’entre pas en conflit avec d’autres diplômes.

La montagne n’est plus clairement définie

La fin de l’histoire? Pas certain. Dans son combat, Cécilia a trouvé le soutien du SNGP-CKDA, un syndicat de… guides de canoë-kayak.

Ce syndicat conteste la sanction et surtout la définition même du milieu montagnard, qui n’existe plus aux yeux de la loi. « On citera l’abrogation en novembre 2018 par le Conseil d’État de l’arrêté ministériel publié le 16 décembre 2016 qui tentait de définir le milieu montagnard de la randonnée ». Cette même décision de novembre 2018 est également déplorée par… les guides de montagne ailleurs en France. A l’image de Claude Castelli, président du Snam en Corse, qui parlait en novembre de « concurrence déloyale et injuste » dans les colonnes de Corse-Matin: “Quant à la randonnée estivale, le territoire précis n’étant plus défini, la porte est ouverte à d’autres métiers moins qualifiés.”

 
For Latest Updates Follow us on Google News
 

PREV la 12ème journée du championnat Régional 1 se joue ce week-end
NEXT Une interview vertieft die Gräben – .