« J’ai vu quelques réponses, heureusement elles n’ont pas été envoyées » – .

« J’ai vu quelques réponses, heureusement elles n’ont pas été envoyées » – .
« J’ai vu quelques réponses, heureusement elles n’ont pas été envoyées » – .

Le ministre des Comptes publics Thomas Cazenave et le directeur de l’Urssaf Damien Ientil ont présenté ce vendredi 24 mai aux salariés leurs ambitions de le déploiement d’ici 2027 dans toute la France d’outils numériques – comme les robots conversationnels ou chats, rappel automatique ou intervention immédiate de l’agent grâce au partage d’écran – alimenté par l’intelligence artificielle (IA). Un plan dévoilé jeudi par Ouest de la France ce qui selon les deux hommes promet un ” gain de temps “ pour les utilisateurs et les agents. ” Surprendre “ pour ne pas avoir été prévenu, Florence Puget, secrétaire nationale de la fédération CFDT Protection sociale, Travail et Emploi, réagit à ces annonces.

Que pensez-vous du projet présenté par Thomas Cazenave ce vendredi à Toulouse ?

A la CFDT Protection Sociale, c’est un sujet sur lequel nous travaillons, nous l’avons en tête. Mais la condition préalable est qu’elle fasse l’objet d’un dialogue social de la part de nos employeurs et de nos caisses nationales. Nous n’avons pas été informés de cette visite, mais nous pensons que le choix de Toulouse n’est pas un hasard car des phases de tests, comme l’a évoqué le ministre Thomas Cazenave, s’y déroulent. L’Urssaf Pays de la Loire et l’Urssaf Midi-Pyrénées sont les deux départements copilotes des travaux sur l’IA générative. Nous devrions au moins être informés, formés et consultés sur les conséquences que cela peut avoir sur les salariés.

L’Urssaf compte s’appuyer sur l’intelligence artificielle, notamment pour ses chatbots. | URSSAF
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L’Urssaf compte s’appuyer sur l’intelligence artificielle, notamment pour ses chatbots. | URSSAF

Quels sont-ils ?

Thomas Cazenave et Damien Ientil n’annoncent pas de suppressions de postes, c’est bien. Mais aujourd’hui, lorsque nous insinuons que nous avons besoin d’une IA générative, c’est parce que le travail n’est pas assez bien fait. Dire qu’on va pouvoir détacher les salariés des activités chronophages pour produire de la qualité signifie qu’aujourd’hui on ne le fait pas vraiment. Ensuite, les salariés s’inquiètent de voir les humains remplacés par l’IA. Il est urgent d’intégrer les salariés et les syndicats dans les discussions. Une formation doit être assurée. Monter en compétences, c’est bien, mais il faut s’y préparer.

Savez-vous comment se déroulent les tests mis en œuvre au sein de certaines Urssaf ?

Oui et les résultats sont mitigésIA a proposé une réponse, mais elle était souvent hors de propos. Les salariés ont posé à nouveau la question pour modifier la réponse. J. J’ai vu quelques réponses, heureusement qu’elles n’ont pas été envoyées, ça n’avait aucun sens ! Comment voulez-vous que l’utilisateur comprenne ? Il faut des humains pour nourrir l’IA car demain la réponse passera par l’Urssaf.

 
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