SÉRIE. Les Jeux Olympiques de Tarn-et-Garonne (2/12). Une médaille d’or en étendard pour Jean-Louis Zanon

SÉRIE. Les Jeux Olympiques de Tarn-et-Garonne (2/12). Une médaille d’or en étendard pour Jean-Louis Zanon
SÉRIE. Les Jeux Olympiques de Tarn-et-Garonne (2/12). Une médaille d’or en étendard pour Jean-Louis Zanon

l’essentiel
Seul médaillé olympique encore en vie, le Lafrançaisain (Tarn-et-Garonne), qui fit alors les beaux jours du grand Saint-Étienne entre autres, reste marqué par la victoire des Bleus, à Los Angeles, en 1984.

Un moment de grâce, de ceux qui ne peuvent pas vous quitter. Un mois après le sacre des Bleus de Michel Hidalgo à l’Euro 84, les Bleus d’Henri Michel décrochent l’or aux Jeux olympiques de Los Angeles. Une période dorée pour le ballon rond tricolore. Ce 11 août 1984 restera un souvenir inoubliable pour Jean-Louis Zanon, « sans doute le plus beau de ma carrière, et de loin. » Et pourtant, le gaucher qui a fait trembler de nombreux filets, a de quoi vous remplir d’anecdotes et de souvenirs sur son parcours.

Pourtant, c’est de ce jour-là qu’il se souvient en premier : « La finale, bien sûr. La médaille d’or, évidemment. Mais je me souviens aussi de toute cette camaraderie, de toute cette aventure que nous avons vécue, tous ensemble. Vivre de telles choses est vraiment exceptionnel. Nous avions un groupe très soudé, et c’est sans doute ce qui fait notre force. Nous n’avons peut-être pas été les meilleurs, mais nous avons gagné. Nous nous connaissions très bien et nous sommes devenus amis. Nous nous voyons très souvent. » Lié par un titre qui restera à jamais gravé au firmament. Cette médaille d’or, bien sûr Jean-Louis Zanon l’a gardée. Comme son bien le plus précieux, sans aucun doute.

Pour le tirage au sort des poules des Jeux de Paris, les Bleus champions 1984 étaient presque tous présents, à l’invitation du Club des Internationaux de France, présidé par Jean Tigana ; juste pour parler d’une journée bénie, encore et encore. Il y a quarante ans, le football n’était sans doute plus le même, mais le but est le même : mordre dans un métal doré. Depuis quarante ans, Jean-Louis Zanon fait partie de ceux qui peuvent contempler ce métal qui a bien vécu, mais qui sera éternel, et que beaucoup ne lâcheront jamais. Mais le Français n’ira pas jusqu’au bout de ces Jeux de Los Angeles : « Nous n’avons pas pu assister à la cérémonie de clôture, car nous avions un match de championnat quatre jours après la finale (sourire). ” Une autre fois.

Titulaire en finale, contre le Brésil

Sur les six matches disputés par les Tricolores lors des Jeux Olympiques de Los Angeles, Jean-Louis Zanon en a disputé trois. Il a débuté dès le premier match de poule et le match nul face au Qatar (2-2). Il restera sur le banc des remplaçants pour les deux prochains, contre la Norvège (2-1), et contre le Chili (1-1), mais aussi lors du quart de finale remporté contre l’Egypte (2-0). Il participera en revanche très activement aux deux derniers matches des Bleus : il remplace Didier Sénac en début de seconde période lors de la demi-finale remportée après prolongation contre la Yougoslavie (4-2), et il disputera l’intégralité de la finale disputée au Rose Bowl de Pasadena, contre le Brésil (2-0).

Le regret de ne pas porter la flamme

Jean-Louis Zanon ne regarde plus trop le football, mais il sera évidemment derrière l’équipe dirigée par Thierry Henry, quel qu’il soit. Il n’assistera à aucune réunion. Sans doute un regret. « Très peu d’entre nous auront aussi eu la chance de porter la flamme olympique. C’est quelque chose que j’aurais aimé. Je sais que Dominique Bijotat, ou Jean-Claude Lemoult l’auront porté, mais ça aurait été bien que tout le monde soit également associé à cet événement. C’est dommage. » Aujourd’hui à la retraite, le seul Tarn-et-Garonnais à avoir porté le maillot de l’équipe de France de football continue d’évoquer ce passé avec un plaisir non dissimulé.

Et il s’amuse même lorsqu’il apprend qu’il est toujours le seul médaillé olympique tarn-et-garonnais encore en vie : « Qui étaient les autres ? En tout cas, c’est sûr que c’est drôle (sourire). Cela reste en tout cas une fierté», insiste celui qui continue de venir dans le département pour rencontrer sa famille. Une chose est sûre, c’est que Jean-Louis Zanon restera un Olympiade supplémentaire, le dernier Tarn-et-Garonnais à se targuer de posséder une médaille olympique.

 
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