Après 40 ans comme pompier à Vimoutiers, Didier Thouin retrouve sa tenue

Après 40 ans comme pompier à Vimoutiers, Didier Thouin retrouve sa tenue
Après 40 ans comme pompier à Vimoutiers, Didier Thouin retrouve sa tenue

Par Éditorial L’Aigle
Publié le

1er et 24 mai à 7h30

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À Vimoutiers (Orne), Didier Thouin, affectueusement surnommé « Didou » C’est ” la mascotte du centre d’incendie et de secours » souligne le capitaine, Nicolas Pestel.

« Un exemple pour tout le monde »

« C’est le pompinour de la caserne », ajoute-t-il en souriant, ajoutant qu’il est avant tout « un exemple pour tout le monde ». “

Il a quarante ans au service de la population ! Cela reste exceptionnel.

Didier Thouin

« Didou est toujours là, tant sur le plan opérationnel qu’associatif à l’Association, à laquelle il prête volontiers un coup de main, poursuit le responsable du centre.

“Je n’irai pas à la prochaine visite médicale”

En mai, le sapeur 1D classe (il n’a jamais voulu monter) Didier Thouin va rendre sa tenue. Un peu contraint et forcé tout de même.

« C’est difficile de s’arrêter et de me dire que c’est fini. Mais pour ma santé, c’est mieux. Je n’irai pas au prochain examen médical. Je suis un peu trop occupé. Ma femme, Catherine, me prépare trop de bons petits plats », explique-t-il en riant.

Un travail de nuit à côté

Car à 58 ans et quatre décennies passées « décalées » dans le jargon des pompiers, la lassitude ne l’a jamais rattrapé.

Même s’il travaille de nuit au Traiteur Touques à Croisilles. Ce travail de nuit lui permet d’être pompier volontaire le jour.

Une disponibilité précieuse, car c’est précisément pendant la journée que le centre éprouve le plus de difficultés à rassembler suffisamment de personnel en cas d’appel.

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Ici, on a un rythme soutenu ! On nous le demande souvent.

Didier Thouin

Le CIS enregistre 600 à 700 interventions par an.

Depuis l’âge de 18 ans

Né à Vimoutiers, Didier Thouin, s’est enrôlé à l’âge de 18 ans. « C’est le directeur du centre de l’époque, René Guichard, qui est venu me voir pour me demander de les rejoindre. J’ai immédiatement dit oui. J’ai rejoint le centre en mai 1984. »

Formé directement sur le terrain

Il se souvient « qu’à l’époque, nous n’avions pas toute la formation qu’on a aujourd’hui. Nous avons été formés directement sur le terrain, avec les anciens. Les choses ont bien changé en quarante ans ! »

J’ai vu la construction de la caserne actuelle, la mise en place de la départementalisation du service en 1996, alors qu’avant les pompiers étaient sous la responsabilité de la commune, et l’évolution des équipements.

Didier Thouin

“C’est sûr, le volontariat s’est fortement professionnalisé.”

Les interventions dont il se souvient encore

Interrogé sur les interventions qui l’ont le plus marqué, il se souvient de « cet homme qui s’est fait couper les deux pieds par son tracteur, il y a une vingtaine d’années, à Camembert. Cela m’a choqué. L’essentiel est que nous ayons réussi à le sauver.

Mais aussi « l’incendie de Sodev, dans une zone industrielle, la tempête du 26 décembre 1999 où il y a eu des interventions de jour et de nuit ».

Le plus difficile pour lui, c’était « quand malheureusement il y avait une personne décédée, de voir la détresse des proches. C’est évidemment touchant.

«Je vais continuer à l’Amicale»

Didier Thouin va quitter le côté opérationnel, mais pas question pour lui d’abandonner complètement. “Je vais continuer dans l’Association, avec mes petits, notamment pour faire ma tournée calendaire.”

Il sera également présent sur le stand de feu lors des 24 heures nationales de voitures à pédales, les 13 et 14 juillet, pour « assurer la maintenance ».

Car Didier Thouin n’imagine pas rompre complètement avec sa seconde famille.

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