Dafalgan coûtera plus cher en Suisse

Dafalgan coûtera plus cher en Suisse
Dafalgan coûtera plus cher en Suisse

Les prix des médicaments sur ordonnance changeront à partir du 1er juillet en Suisse. Focus sur une réforme réglementaire qui vise à uniformiser les marges pour encourager la consommation de génériques et de biosimilaires.

Florence Vuichard / ch média

Maintenant, plus un médicament est cher, plus la marge de distribution du vendeur est importante. Mais cela ne devrait pas durer plus longtemps. À partir du 1er juillet, les pharmacies, cabinets médicaux et hôpitaux bénéficieront d’une seule et même marge – qu’ils prescrivent une préparation originale ou un générique.

Cette modification devrait permettre d’augmenter les ventes de génériques et de biosimilaires, c’est-à-dire de produits imitant les produits biopharmaceutiques. Ces ventes restent relativement faibles dans notre pays, mais ils aident à réduire les coûts des soins de santé liés aux médicaments.

L’association des hôpitaux H+, l’organisation des pharmaciens Pharmasuisse, l’association du fonds Curafutura et l’association des médecins FMH ont négocié conjointement ce compromis sur les marges. Ils s’attendent à des économies immédiates de 60 millions de francs par an – et à moyen terme « des économies supplémentaires de plusieurs centaines de millions », ont-ils annoncé jeudi.

Ils supposent en effet que dans un avenir proche, davantage de génériques et de biosimilaires seront inscrits sur la liste des spécialités (LS) et donc remboursés par l’assurance de base obligatoire.

Un tiers des médicaments seront plus chers

Tant que les pharmacies, les cabinets médicaux et les hôpitaux gagnaient beaucoup plus avec les médicaments originaux qu’avec les autres médicaments, ils n’étaient guère incités à vendre des préparations à des prix plus abordables. Avec les nouvelles réglementations sur les marges, les médicaments coûteux deviennent – ​​pour le dire simplement – ​​un peu moins chers, tandis que le prix des médicaments bon marché augmente.

Ainsi et selon Curafutura, deux tiers des produits connaîtront une baisse, et à l’inverse, un tiers sera plus cher. Les caisses maladie étaient prêtes à accepter cette augmentation de certains prix afin d’imposer une marge uniforme et ainsi éliminer les incitations erronées de la part des distributeurs.

Toutefois, les revalorisations tarifaires concernent exclusivement les médicaments qui figurent sur la liste des spécialités (LS), c’est-à-dire ceux qui sont remboursés par Lamal.

  • Jusqu’à un prix de 7,99 francs, il existe un supplément uniforme de 9 francs par colis sous réserve de prescription. Il remplace des suppléments de prix allant de 4 à 8 francs. Un paquet de Dafalgan (1 gramme, 16 comprimés) coûte donc désormais 12,15 francs au lieu de 7,20 francs. Soit 4,95 francs de plus qu’avant. Pour une boîte d’Aspirine Cardio (100 milligrammes, 98 comprimés), comptez désormais 16,15 francs au lieu de 15,50 francs.
  • Pour les médicaments coûteux entre 8 et 4720,99 francs, il y a un supplément uniforme de 16 francs. Au lieu d’un supplément progressif variant entre 12 et 240 francs. Ainsi, un sachet d’anticoagulant Xarelto (20 milligrammes, 98 comprimés) ne coûtera que 266,75 francs au lieu de 280,95. Autre exemple : une boîte de magnésium Diasporal 300 milligrammes de 50 doses ne coûte désormais plus que 38,30 francs au lieu de 39,55.
  • Pour les médicaments très chers dont le prix est compris entre 4721 et 100’000 francs, le nouveau supplément uniforme a été fixé à 300 francs, contre 240 francs actuellement. Ces médicaments deviendront donc encore plus chers. Mais cela n’a pas beaucoup d’importance, car ils ne représentent qu’un pour cent de tous les médicaments facturés chaque année. Le médicament anticancéreux Tafinlar (75 milligrammes, 120 gélules) coûte désormais 5’717,50 francs au lieu de 5’650,40 francs. Soit 67,10 francs de plus.

Sans ordonnance, rien ne change

Pour les médicaments sans ordonnance, rien ne change. Ils ne sont pas concernés par la nouvelle réglementation. Une boîte de Dafalgan 500 (16 comprimés), par exemple, continue de coûter 2,70 francs en pharmacie. Le prix d’un flacon de gouttes de vitamine D3 Vi-De 3 reste à 4,60 francs.

La norme, entrée en vigueur le 1er juillet, élimine également un point négatif pour les patients. En effet, depuis le début de l’année, ils doivent payer une part de 40% au lieu de 10% pour les médicaments pour lesquels il existe un générique moins cher avec le même principe actif.

Comme les médecins, les pharmacies et les hôpitaux étaient jusqu’à présent plus intéressés à vendre des produits originaux que des génériques, les patients ont dû découvrir par eux-mêmes s’il existait une alternative moins chère. Mais normaliser les marges devrait aider à résoudre le problème.

L’actualité en Suisse est ici

(Adaptation française : Valentine Zenker)

 
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