Le tramway T10 de nouveau sur les rails dans les Hauts-de-Seine après la victoire du préfet en justice

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Éditorial Hauts-de-Seine

Publié le

23 mai 2024 à 6h02

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cour administrative d’appel de Versailles a finalement autorisé le préfet des Hauts-de-Seine à « régulariser » la déclaration d’utilité publique (DUP) du projet de tramway T10 entre les communes d’Antony et de Clamart, au grand désarroi de deux associations de défense de l’environnement et de propriétaires qui vont être expropriés.

Aucune mesure pour « compenser les effets négatifs du projet »

Le 11 octobre 2016, le représentant de l’État a déclaré le projet de ligne de 8,2 km comprenant 14 stations « d’utilité publique », ouvrant la voie à l’expropriation des propriétaires impactés par ces nouveaux équipements. Saisi du recours de Sud Environnement et de l’Association Châtenay Patrimoine Environnement (ACPE) et de la foncière (SCI) Henrica, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a finalement annulé cette décision le 20 juillet 2021.

Il a notamment estimé que le département, l’État et Île-de-France Mobilités (IDFM) n’avaient pris aucune mesure pour « compenser les effets négatifs importants du projet sur l’environnement ou la santé humaine », et que « les conséquences économiques et environnementales » Les inconvénients » de cette ligne de tramway dépassaient son « intérêt ».

Les porteurs du projet ont notamment été critiqués pour ne pas avoir étendu leur « étude d’impact » au prolongement de cette ligne de tramway vers le nord, jusqu’à la future ligne 15 du métro du Grand Paris Express. Ils avaient donc fait appel au vu des « sommes substantielles déjà engagées » dans ce projet « dont la réalisation est très avancée », comme le soulignait IDFM.

Un « besoin d’accès et d’accessibilité important »

Selon eux, le tribunal administratif avait « totalement ignoré les nombreux bénéfices environnementaux et humains » de cette ligne de tramway. Mais aussi le « mesures compensatoires particulièrement ambitieux » prévu pour compenser les dégâts causés aux espèces protégées dans les forêts de Meudon et de Verrières. Alors que 4,2 hectares seront défrichés – dont 3,5 pour le Site d’Entretien et de Stockage (SMR) – IDFM a été contraint de procéder à une « compensation forestière de 16,94 hectares » sur d’autres sites.

« Les bénéfices du projet ont été éludés ou trop fortement relativisés », a également regretté IDFM. LE besoin d’accès et d’accès est important sur l’itinéraire, qui se situe dans une zone particulièrement dense [174 000 habitants] connaissant un fort dynamisme urbain avec de nombreuses zones d’activités. LE nombre d’emplois a augmenté de 19 % entre 1999 et 2000, et la dynamique devrait se poursuivre avec une intensification significative d’ici 2030 des bassins d’emploi du Plessis-Robinson et de Châtenay-Malabry. »

Dans un arrêt du 25 mars 2024 qui vient d’être rendu public, la cour administrative d’appel de Versailles commence d’emblée par dire que rien ne démontre que le T10 « ne pourrait pas être conçu et lancé de manière autonome » de son hypothétique prolongement de la ligne 15 du métro. Une étude d’impact « globale » n’était donc pas nécessaire.

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Une forêt « non entretenue » et « inutilisée » pour la cour d’appel

Le site choisi pour l’entretien des rames de tramway en lisière du bois de Verrières était également « le plus pertinent » : il a été choisi « parmi 12 autres sites possibles » et « dans un contexte de rareté foncière », rappellent les juges de Versailles. . “Le défrichement de cette parcelle boisée de 3,5 ha, par rapport aux 576 hectares de cette forêt non entretenue (…) depuis la tempête de 1999 et peu fréquentée par le public du fait de sa localisation, aura un faible impact sur le niveau des espèces protégées”, ils sont convaincus.

Surtout, cette ligne de tramway « répond à la besoin croissant de déplacements de banlieue en banlieue (..), souligne la cour administrative d’appel de Versailles. Il permet de desservir des zones enclavées, notamment plusieurs quartiers de Châtenay-Malabry et du Plessis-Robinson. »

Jusqu’au Conseil d’État ?

Finalement, elle ne trouve qu’un « défaut » à cette déclaration d’utilité publique : le préfet des Hauts-de-Seine « ne s’est pas approprié » et n’a « pas donné suite » aux recommandations qui lui avaient été faites. Un « défaut » qui est « régularisable » par la production d’un nouvel arrêté, rassure le tribunal, qui a donné au préfet jusqu’au 25 mai 2024 pour revoir sa copie.

Sud Environnement et l’Association Châtenay Patrimoine Environnement ont également jusqu’à cette date pour introduire un recours devant le Conseil d’Etat, plus haute juridiction administrative française.

/MJ (PressPepper)

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