beaucoup de travail sur le parcours client

Président de l’hippodrome de Vichy, Philippe Bouchara a tenu une conférence de presse pour présenter les projets de la saison 2024 qui comprend 40 épreuves de trot et de plat, puisqu’il n’y a plus d’obstacles. Les efforts s’intensifient sur l’accueil du public avec le parcours client comme mot d’ordre.


Philippe Bouchara, président de l’hippodrome de Vichy.

Bien que riche en histoire, l’hippodrome de Bellerive à Vichy ne se repose pas sur ses lauriers et nourrit son développement avec l’objectif permanent de satisfaire les besoins du public, sans s’appuyer uniquement sur les revenus du PMU. C’est ce que Philippe Bouchara a continué de s’expliquer lors de sa conférence de presse où il a présenté la saison 2024. Les 40 rendez-vous du programme se composent de rendez-vous de trot et de plat, avec les 2 importantes fêtes de trot en juillet et de plat en août. Après de longs débats, il n’y aura plus d’obstacles, ni en haies ni en cross--. » Il y a eu 14 courses de haies et 2 courses de cross au cours de l’année. On s’est rendu compte que les courses de haies ne rassemblaient pas assez de partants. Et concernant le cross, l’entretien du parcours était trop coûteux pour seulement 2 courses dans l’année, d’autant qu’il existe déjà une offre intéressante pour cette discipline sur 2 autres hippodromes à proximité, à Lignières et Moulins..» Philippe Bouchara a un projet d’envergure pour tout l’espace ainsi libéré au centre de l’hippodrome. » Nous travaillons sur l’idée de construire un grand parc à thème autour des chevaux. En plus des pistes de trot et de galop, le centre doit devenir une sorte de 3ème piste de spectacle, à vocation équestre et aquatique, qui sont la nature du lieu.


Le symbole de Vichy

Toujours au sujet de l’accueil du public, Philippe Bouchara a expliqué sa méthode pour améliorer les infrastructures de la grande salle. » Nous allons faire du « hall staging », un peu comme nous faisons du « Home Staging » aujourd’hui. C’est à dire que, plutôt que de se lancer dans de gros travaux de destruction et de reconstruction qui coûtent cher et qui impliquent de proposer un site quasiment gelé depuis 20 ans, nous modifierons la structure par petites touches au fur et à mesure. Cela nous permet d’avoir un site en constante évolution et permet au public de faire de nouvelles découvertes à chaque visite.« Le concept est le même dans la gestion de la restauration. A l’époque, les salles de restaurant étaient construites en mode XXL, avec une capacité à Vichy par exemple de 300 couverts. Cela ne correspond plus aux tendances actuelles, davantage tournées vers le « cocooning » avec des espaces plus petits et plus conviviaux. En effet, l’offre de restauration est désormais divisée en 3 parties distinctes : le « V », qui est le restaurant panoramique, mais aussi le snack-bar Bodega et la Brasserie L’Etrier.

Les vastes espaces de l’hippodrome sont également disponibles pour des activités hors courses, comme des séminaires, des mariages, etc. Dans ce cas, une personne de Vichy Evenements, dépendant de la ville, est spécialement détachée pour les événements hors courses. sur l’hippodrome de Bellerive. Par ailleurs, les baptêmes sukey connaissent un grand succès. » Nous avons fait 300 baptêmes boudeurs l’année dernière. Les réservations ont augmenté puisqu’elles peuvent être effectuées directement depuis le site Internet. Nous avons 3 chevaux dédiés à cela aujourd’hui et il faut penser à compléter l’écurie. Je précise également que la boutique de l’hippodrome est devenue rentable et réalise même un petit bénéfice en 2023. Nous y proposons désormais des produits pas chers, mugs, magnets et autres, qui permettent au public de repartir avec un petit souvenir de son agréable journée aux courses.

» Nous avons réalisé une bonne année 2023 à Vichy, avec une augmentation du nombre de partants (plus de 10 en moyenne aussi bien au galop qu’au trot), du chiffre d’affaires du PMU mais aussi du PMH. C’est même la première année où nous constatons une activité PMH bénéfique. Le concept de PMH est très difficile à gérer au quotidien, car on souhaite éviter les longues files d’attente derrière les guichets. Mais en même temps, un comptoir de jeux coûte cher et doit générer entre 3 000 et 3 500 € de chiffre d’affaires dans la journée pour être amorti. Et en plus, tout le monde joue dans les derniers instants avant le départ. C’est pourquoi je suis un fervent partisan des bornes de jeux automatiques. Cette année, nous les installerons même côté tribune. Cela sera particulièrement utile au trot, car les coureurs pourront jouer directement depuis les tribunes tout en regardant les dernières manches avant le départ.

L’hippodrome est un lieu de spectacle mais aussi un casino, et il faut penser à tous ces aspects à la fois.

 
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