Les industries de la parfumerie grassoise se tournent vers le gaz vert

Les industries de la parfumerie grassoise se tournent vers le gaz vert
Les industries de la parfumerie grassoise se tournent vers le gaz vert

Feuille blanche pour un avenir plus vert. Des représentants des entreprises locales, du bureau d’études Naldeo et de Prodarom se sont réunis vendredi dernier dans les locaux du syndicat national des industries de la parfumerie, avenue Riou Blanquet.

Une rencontre, sous forme de prise de contact, pour un objectif majeur : « Pouvoir, à terme, traiter localement 100 % de nos déchets carbone » résume Marie-Thérèse Costa, chargée de recherche au Prodarom. Traitez-les pour les transformer en une Source d’énergie utilisable. Vaste conception ; mais il y a du monde là-bas…

En effet, le projet est porté par un consortium regroupant la CCI Côte d’Azur, la société Green Energy 06, GRDF et Prodarom, donc. Le syndicat qui regroupe plus de 70 entreprises adhérentes, « dont 48 dans le pays grassois »de Mul à Firmenich, en passant par Mane, Robertet, Parfex ou Payan Bertrand, représentés à cette rencontre d’échange.

Méthanisation, gazéification ou les deux ?

« Nous avions déjà réalisé une étude, qui révélait le fort potentiel méthanogène de nos industriespoursuit Marie-Thérèse Costa. Des initiatives existent : Kerry possède un digesteur de méthane ; Mane, Robertet ou Payan Bertrand disposent d’une station d’épuration écologique. Mais pourquoi ne pas faire quelque chose de global ? Le but est d’avoir une unité [entre 600 et 2.000m2, pour laquelle il faudra identifier du foncier] pour traiter nos déchets et produire du biométhane, et pourquoi pas de l’hydrogène. Cela dépendra du procédé choisi : méthanisation ou gazéification hydrothermale, voire les deux combinés.

Pour les émissions de gaz à effet de serre divisées par cinq

C’est tout l’objet de l’étude de faisabilité qui démarre et doit s’achever au cours du premier semestre 2025. « L’idée serait de pouvoir passer immédiatement à l’expérimentation. » Si, là encore, les prochains mois permettront d’affiner les chiffres, un premier bilan fait apparaître une masse globale de déchets proche de « les 10 000 tonnes annuelles », entre les drêches (résidus d’extraction végétale), les effluents (eaux usées) et les boues. En bout de chaîne, l’énergie produite (chaleur, électricité) permettra la mise en place d’une autoconsommation collective, en divisant par cinq les émissions de gaz à effet de serre liées aux usages industriels du gaz.

Un « gain environnemental » (et financier) auquel s’ajoute un autre : celui du transport. « Actuellement, les déchets sont traités près de Tarascon [Bouches-du-Rhône]explique Marie-Thérèse Costa. Ici aussi, la démarche a du sens pour raccourcir les déplacements. Les parfumeurs ne sont pas les derniers à adopter l’économie circulaire mais, avec ce projet, nous faisons un pas en avant.

 
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