à cause des inondations monstres dans le sud, les villes sont pratiquement coupées du monde

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BRÉSIL – Pluies torrentielles depuis plusieurs jours. Avec la montée continue des eaux et un bilan d’au moins 56 morts et 74 disparus, la situation devient de plus en plus critique ce samedi 4 mai dans le sud du Brésil, où la capitale régionale Porto Alegre est à son tour touchée.

La tâche des sauveteurs est ardue, car comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article, Des villes entières sont pratiquement coupées du monde, rendues inaccessibles par les inondations qui dévastent depuis plusieurs jours l’État du Rio Grande do Sul, où il devrait pleuvoir au moins jusqu’à dimanche.

Des zones d’habitation noyées à perte de vue, des routes détruites ou des ponts emportés par le courant, sans compter les ruptures de barrages qui risquent d’aggraver encore la situation : les dégâts humains et matériels sont considérables et surtout concentrés dans la région centrale de cet État limitrophe de l’Argentine et de l’Uruguay.

Un désastre « sans précédent »

Vendredi, les rues du centre historique de la ville ont été à leur tour envahies par les eaux en raison de la crue exceptionnelle du Guaiba, fleuve emblématique du sud du Brésil, a constaté l’AFP. Les autorités estiment que le niveau de Guaiba pourrait atteindre 5 mètres dans les prochaines heures. Le record historique, datant de 1941, est de 4,71 m.

A Porto Alegre, la capitale régionale de 1,5 million d’habitants, la catastrophe sera « sans précédent », a prévenu le gouverneur Eduardo Leite. Selon lui, l’État du Rio Grande do Sul connaît le « la pire catastrophe climatique de son histoire ». Au moins quatre barrages “sont dans une situation d’urgence, avec un risque de rupture”ont alerté les autorités locales.

Plus de 250 localités sont touchées depuis plusieurs jours par des tempêtes et orages dévastateurs. Le dernier décompte des autorités fait état de quelque 351 000 victimes. Au total, 23 600 personnes ont dû quitter leur domicile.

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva s’est rendu jeudi dans la région, promettant qu’il ne manquerait pas de ” moyens “ humaine ou matérielle face à cette tragédie. Le gouvernement fédéral s’est engagé à envoyer des hélicoptères et des bateaux, ainsi que plus de 600 militaires, pour renforcer les opérations de secours et la distribution de nourriture.

« Les empreintes digitales de la crise climatique »

Les prévisions météorologiques sont inquiétantes, des pluies de “extrême gravité” devrait persister jusqu’à dimanche, selon la Défense civile, qui a également mis en garde contre le risque de débordement d’un autre fleuve, le fleuve Uruguay.

Des centaines de milliers de personnes se sont retrouvées sans électricité. L’approvisionnement en eau est également compromis dans de nombreuses localités, tout comme l’accès à Internet ou au réseau de téléphonie mobile.

Le Rio Grande do Sul a déjà été frappé à plusieurs reprises par des intempéries meurtrières, notamment en septembre, où 31 personnes sont mortes après le passage d’un cyclone dévastateur. Selon les experts, ces phénomènes météorologiques extrêmes ont augmenté en fréquence et en intensité avec le réchauffement climatique.

Le Brésil a connu l’année dernière une sécheresse historique dans le nord du pays et le nombre d’incendies de forêt a atteint un record de janvier à avril, avec plus de 17 000 foyers enregistrés dans tout le pays, dont plus de la moitié en Amazonie.

« Pluie au sud, feu au nord (…). Ces deux tragédies portent les empreintes de la crise climatique. Le gouvernement doit prendre des mesures urgentes pour éviter que la situation ne s’aggrave encore. »a alerté le collectif d’ONG Observatoire du Climat dans un communiqué.

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