Ghana –
Un immense incendie ravage un marché de vêtements d’occasion
Un immense incendie, qui s’est déclaré mercredi soir, a détruit le principal marché de vêtements d’occasion du Ghana.
AFP
Publié aujourd’hui à 23h51 Mis à jour il y a 1 minute
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Un incendie massif a ravagé le principal marché de vêtements d’occasion du Ghana, dans la capitale Accra, affectant des milliers de commerçants et causant d’énormes pertes à l’économie locale, ont indiqué des responsables.
L’incendie, qui s’est déclaré tard mercredi soir, a ravagé une grande partie du gigantesque marché de vêtements d’occasion de ce pays d’Afrique de l’Ouest, le marché de Kantamanto, déplaçant des milliers de commerçants, ont rapporté les autorités du pays en charge de la gestion des catastrophes.
Le marché d’occasions de Kantamanto, qui abrite plus de 30 000 commerçants et est situé au cœur du quartier des affaires d’Accra, est une source de revenus cruciale pour beaucoup. La catastrophe a suscité une vive émotion parmi les commerçants et les riverains.
Des ruines fumantes à perte de vue
Des centaines de vendeurs, dont beaucoup spécialisés dans la revente de vêtements d’occasion importés de l’étranger et notamment d’Europe, sont désormais confrontés à un avenir incertain.
Le Service national des incendies du Ghana (GNFS) a dû déployer treize véhicules de lutte contre les incendies pour lutter contre la catastrophe.
Jeudi, des ruines fumantes à perte de vue avaient remplacé les allées autrefois animées du marché, témoignant de l’impressionnante dévastation des flammes.
“Nous n’excluons pas la possibilité d’un incendie criminel”
“C’est un désastre”, a commenté Alex King Nartey, porte-parole du GNFS. “Nous n’avons enregistré aucun blessé grave, mais la perte pour l’économie est énorme.”
“Selon les premiers éléments de l’enquête, un défaut électrique aurait pu provoquer le déclenchement de l’incendie, mais nous n’excluons pas la possibilité d’un incendie criminel”, a-t-il souligné auprès de l’AFP.
Selon le porte-parole, les opérations visant à éteindre complètement l’incendie pourraient se poursuivre jusqu’à vendredi. Selon les secours, les pertes de biens sont estimées à des millions en monnaie locale.
“Tout est perdu”
Le gouvernement ghanéen n’a pas encore annoncé de réponse formelle à cette tragédie.
Pour les commerçants comme Fred Asiedu, 45 ans, cet incendie est une catastrophe. « Tout ce que je possédais était ici – mes biens, mes économies, mon avenir… Maintenant, tout est perdu », déplore-t-il. « Comment relancer mon activité ? Le gouvernement doit intervenir. Sans aide, notre vie deviendra insupportable.
Même sentiment de profonde inquiétude chez Adjoa Amu, 39 ans et mère de trois enfants. « Je suis vendeuse ici depuis douze ans. Ce marché nourrit mes enfants, me permet de payer leurs frais de scolarité. Et là, il ne reste plus que des cendres… », dit-elle.
« Assistance rapide aux commerçants concernés »
Un responsable de l’Organisation nationale de gestion des catastrophes (NADMO), Richard Amo Yartey, a déclaré que l’enquête sur les origines de l’incendie avait commencé.
« L’ampleur des destructions est déchirante, mais nous sommes déterminés à en identifier les causes et à fournir une assistance rapide aux commerçants touchés », a-t-il ajouté.
De son côté, le président de la Traders Association of Ghana (TAGG), David Kwadwo Amoateng, a exhorté le gouvernement à agir rapidement, estimant que « ce marché est un élément vital de (notre) économie ». « Les commerçants ont besoin d’un fonds d’aide d’urgence pour faire face à cette situation. Sans intervention immédiate, la source de revenus de milliers de personnes est menacée», a-t-il déclaré à l’AFP.
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