Le SPVM redéploye des policiers communautaires dans neuf arrondissements

Le Service de police de la ville de Montréal (SPVM) entend financer sur son budget le déploiement en septembre de 18 policiers qui œuvrent depuis 2021 au sein de l’Équipe de concertation et de mobilisation communautaire (ECCR), a appris Radio-Canada. L’ECCR a perdu son financement provincial plus tôt cette année.

La gestion de SPVM gardera donc au sein de ses troupes ces policiers qui interviennent auprès des personnes en situation de vulnérabilité et d’itinérance.

Des dizaines d’organismes communautaires de Montréal avaient dénoncé la fin de la subvention provinciale de 7,4 millions de dollars sur trois ans, annoncée par Québec en mars dernier.

LE SPVM ajoutera donc des patrouilles en duo à pied dans neuf gares de quartier, incluant des secteurs moins centraux comme Notre-Dame-de-Grâce, Ahuntsic et Anjou.

Le rapport de Davide Gentile

Dès le 2 septembre, notre police CECR seront déployés dans des postes de quartier bien précis pour continuer à faire ce qu’ils faisaient et utiliser la même démarche avec les partenaires, les citoyensexplique Alexandre Lelièvre, commandant de la division prévention sécurité urbaine à SPVM.

A ce jour, les équipes CECR a travaillé principalement au centre-ville et dans l’est de Montréal.

On peut vous dire que les populations vulnérables sont partout à Montréal et la nécessité de rassembler ces populations, de pouvoir créer des contacts avec ces personnes et les référer au bon endroit, est partout sur le territoire. Montréalaisprécise le commandant Lelièvre.

Ouvrir en mode plein écran

Alexandre Lelièvre, commandant de la division prévention sécurité urbaine au SPVM

Photo : Radio-Canada

Les phénomènes d’itinérance, de vulnérabilité, sont maintenant presque partout, dans tous les quartiers de Montréal, ce qu’on ne voyait pas il y a environ 5 ou 10 ans.

Une citation de Alexandre Lelièvre, commandant de la division prévention sécurité urbaine au SPVM

Comme le reconnaît le commandant Lelièvre, Je crois que nous avons réussi à tirer le maximum de ce que nous pouvions faire avec cette fin de financement, c’est-à-dire pérenniser les pratiques que nous avons mises en place depuis trois ans, puis la rendre accessible à tous les policiers de patrouille du champ.

LE SPVM compte environ 4 000 policiers, dont une quarantaine de patrouilleurs à pied.

La division du commandant Lelièvre comprend l’Équipe mobile d’intervention d’urgence psychosociale (ESUP), l’Équipe mobile de référence et d’intervention pour les sans-abri (EMRII) et des patrouilles mixtes autochtones.

Ouvrir en mode plein écran

Ogino Hyacinthe, sergent superviseur de l’ECCR au SPVM

Photo : Radio-Canada

Une démarche de prévention

Lors de notre visite au centre-ville, un duo de policiers CECR patrouillé la rue Sainte-Catherine, à proximité du Quartier des spectacles.

Rapidement, une intervention s’impose auprès de deux personnes dormant dans un espace public.

Ensuite, une visite au Centre de Développement Durable voisin nous a permis d’en apprendre davantage sur les méfaits et les incivilités du quartier.

Un policier marche à côté de la façade vitrée d’un immeuble.

Ouvrir en mode plein écran

Sergent Laurent Gingras, de l’équipe ECCR du SPVM

Photo : Radio-Canada

Nous sommes dans l’auditoire, souligne le sergent Laurent Gingras, de l’équipe CECR. Notre objectif, nous autres, c’est vraiment de voir les gens qui partent en situation de vulnérabilité, d’essayer de les ramener dans le réseau des organismes, ou de voir si on peut les orienter.

Son partenaire Ogino Hyacinthe, sergent-chef, ajoute : Nous sommes des gens bienveillants, allons voir des gens qui apprécient notre visite, qui apprécient le service qu’on leur rend, ça nous fait du bien. Nous avons tous rejoint la police pour aider les gens.

 
For Latest Updates Follow us on Google News
 

PREV une femme accouche dans un camion de pompiers, appelée pour « quelques contractions » – .
NEXT un village entier dénonce sa conduite jugée dangereuse, le conducteur condamné