« Nous étions devenus amants »… Devant la cour d’assises du Tarn, le conjoint de la victime reconnaît sa liaison avec l’accusé

« Nous étions devenus amants »… Devant la cour d’assises du Tarn, le conjoint de la victime reconnaît sa liaison avec l’accusé
« Nous étions devenus amants »… Devant la cour d’assises du Tarn, le conjoint de la victime reconnaît sa liaison avec l’accusé

l’essentiel
Au deuxième jour du procès de Sylvain F., jugé à Albi pour violences volontaires avec arme ayant entraîné mutilation ou incapacité permanente, la cour d’assises du Tarn a pu entendre le témoignage du concubin de la victime. Ce dernier reconnaît avoir entamé une liaison avec l’accusé deux ans avant les faits.

Son témoignage était attendu depuis l’ouverture du procès de Sylvain F. devant la cour d’assises du Tarn. Isabelle J., compagne de la victime, est venue témoigner à la barre ce mercredi 22 mai en fin de journée. Il y a six ans presque jour pour jour, alors que sa relation se détériorait, elle s’est barricadée au domicile conjugal avec l’accusé en attendant le retour de son conjoint. A l’arrivée de ce dernier, le ton monte et Sylvain F. lui tire dessus avec un pistolet, lui arrachant l’œil droit.

Durant l’enquête, Isabelle J. a toujours présenté l’accusé comme un simple « ami ». Interrogée ce mercredi par la présidente Hélène Ratinaud, elle explique l’avoir rencontré à Larroque fin 2014, alors qu’elle promenait son chien. À l’époque, l’accusé avait déjà un partenaire et les deux couples « s’entendaient bien ». Ils se rencontraient lors de parties de pétanque, de barbecues ou lors de repas de chasse, Sylvain F. faisant partie d’un groupe de chasseurs avec qui Isabelle J. aimait passer du temps.

Alors que la situation dans son couple « se dégradait de plus en plus », elle se rapproche progressivement de l’accusé, qui redevient célibataire. Elle se rendait quotidiennement chez lui pour échapper au comportement « odieux » de son partenaire. Ce dernier, interrogé à l’audience sur cette relation, expliquera qu’il “avait des doutes” mais que sa compagne, qu’il a interrogée à plusieurs reprises sur le sujet, a toujours catégoriquement nié toute infidélité.

Une position qu’elle a commencé à défendre ce mercredi à la barre, parlant d’une « simple relation d’amitié » avec Sylvain F., avant de reconnaître les faits. “Oui, nous étions devenus amants.” L’examen de leurs téléphones lors de l’enquête a révélé l’existence depuis 2016 de 357 messages dans lesquels ils disaient « Je t’aime ».

“Je voulais juste rentrer et récupérer mes affaires.”

Le jour du drame, le 20 mai 2018, elle s’est enfermée au domicile conjugal avec l’accusé, expliquant vouloir forcer son compagnon à avoir « une vraie discussion » sur leurs problèmes relationnels. « Était-ce vraiment le but ? Ou plutôt expulser M. ? » a demandé l’avocat de la partie civile, Me Nakache. Elle dit avoir été surprise par la réaction « violente » de son compagnon, qui s’est mis en colère et a tenté de pénétrer dans le domicile. «J’avais vraiment peur», dit-elle. La victime a grimpé sur une échelle et a tenté de décoller une fenêtre à l’étage avec un petit couteau multifonction. Il a également cassé une vitre et tenté de forcer le volet roulant de la terrasse. “J’en avais assez, je voulais juste rentrer et récupérer mes affaires”, a-t-il déclaré au tribunal.

Le drame s’est produit lorsque Sylvain F., qui affirme s’être senti menacé, a pointé son fusil sur lui à une dizaine de mètres avant de tirer. S’il a ensuite prodigué les premiers soins jusqu’à l’arrivée des secours et a spontanément avoué les faits à la police, affirmant qu’il voulait simplement lui « faire peur », la victime a eu un œil arraché. Et sa vie en a définitivement basculé.

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