La France et les Pays-Bas se quittent en bons amis lors d’un match nul – Libération

La France et les Pays-Bas se quittent en bons amis lors d’un match nul – Libération
La France et les Pays-Bas se quittent en bons amis lors d’un match nul – Libération

Drôle de stade : le nouveau construit (en 2006, pour la Coupe du monde) dans l’ancien et qui ronge cette piste d’athlétisme qui faisait le charme des clubs sportifs de la République démocratique allemande, l’impression qu’un Bernard-l’agressif ermite est allé manger un gastéropode pour s’installer dans sa coquille. Ce qui posait des problèmes au sélectionneur des Bleus, Didier Deschamps : des panneaux publicitaires entre son banc et la zone technique où les entraîneurs peuvent patrouiller pendant les matchs (il a donc dû les contourner) et une simple bâche bleue tendue entre le couloir menant au terrain et au vestiaire. pièce, aérant ce qui pouvait se dire dans le saint des saints. Depuis les tribunes, on a vu et ressenti la proximité entre joueurs et supporters, l’intimité à l’échelle des grandes masses qui pavent le football d’aujourd’hui, un côté mille-feuille superposant le nouveau monde et l’ancien. Attachant.

Plus attachant que le nul (0-0) que nous ont concocté Bleus et Néerlandais vendredi à la Red Bull Arena de Leipzig, qui était plein du calcul et de l’assurance virile des équipes pour lesquelles l’Euro allemand sera vraiment débuteront dans une semaine, avec les huitièmes de finale par élimination directe. Kylian Mbappé n’était pas là, ça se voyait mais cela ne change rien à l’attitude spéculative de tout le monde, peut-être un peu plus chez les joueurs oranje d’ailleurs. On a tout de suite ressenti les hautes manœuvres.

Touche légère et travail de fond brutal

Dans un style différent. Plus physique côté français, ce qui leur assure une légère supériorité dans le bras de fer et la domination territoriale (quand on gagne les ballons, on joue du côté de l’adversaire). Plus fin chez Tijani Reijnders et autres, ce qui les rend proportionnellement aussi dangereux, peut-être plus. Antoine Griezmann est mis à toutes les sauces. Création, animation des circuits de passes, récupération (on n’y changera rien), coups de pied arrêtés, capitanat en l’absence du maître (il est ainsi le seul à pouvoir s’adresser à l’arbitre anglais Anthony Taylor) et également présence dans la surface néerlandaise, puisqu’il est le seul buteur certifié des Bleus dans le onze de Deschamps. Pris à contre-pied, il glisse sur un service d’Adrien Rabiot alors que le but est vide (13e), frappe de peu à côté dans la foulée (14e), touche plus de ballons en une demi-heure que dans l’intégralité du match gagné lundi contre la sélection autrichienne et sa touche légère et omniprésente cache le travail de fond plus brutal et abrasif, destiné à s’avérer payant à long terme, accompli par Rabiot, Aurélien Tchouaméni ou Marcus Thuram.

Les Néerlandais, de leur côté, ne cèdent pas vraiment, gardant le match entre deux eaux. 0-0 aux citrons et une impression étrange et trompeuse. Dès le début de la seconde période, on voit que Griezmann s’est vu confier une nouvelle feuille de route : soutenir Thuram devant, qui menait jusqu’ici un combat solitaire. Si les Tricolores gagnent une sorte de perspective invisible (l’adresse du Madrilène devant le but, dès l’arrivée du ballon), ils perdent aussi en contrôle et en précision. Ces deux composantes n’ont pas non plus, il est vrai, fait la rue Michel en première période.

Grande frayeur

Merveilleusement servi par N’Golo Kanté, décidément capable de tout, Griezmann s’est une nouvelle fois offert une occasion franche comme l’or manquée en raison d’un mauvais contrôle (le ballon est resté dans ses jambes), signe d’une fraîcheur physique suspecte (65e). Étrange pour étrange, la rencontre va s’inscrire dans un intervalle de temps de trois bonnes minutes, le temps qu’Anthony Taylor – ou plutôt quelqu’un d’autre, d’ailleurs, chargé de l’arbitrage vidéo – invalide un but du milieu néerlandais Xavi Simons (70e) pour un hors-jeu positionnel et la vingt-deux présente a eu assez de mal à s’en remettre, les ailes de la grande frayeur ayant frôlé le camp tricolore et la sélection des Pays-Bas ressassant quelque peu la mésaventure, sentant encore vaguement qu’elle n’est plus très loin d’aller pour le match.

Elle n’en avait pas vraiment envie, les Bleus n’en ont pas fait une maladie non plus et les deux équipes sont à quatre points avant la dernière journée de groupe, qui verra les Tricolores ramasser la dépouille de la Pologne déjà éliminée mardi à Dortmund. . Ce serait bien de marquer : un but (et encore, un Autrichien avait marqué contre son équipe) en trois heures de jeu, il y a un problème. Que Mbappé seul ne pourra pas résoudre seul mais c’est ce qu’on dit.

 
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