NÎMES « Indignation et colère », le monde de la justice rend hommage aux deux surveillants tués

NÎMES « Indignation et colère », le monde de la justice rend hommage aux deux surveillants tués
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Ce matin, tous les acteurs du Palais de Justice étaient réunis dans la Salle des Pas Perdus pour observer une minute de silence.

Hier, deux agents pénitentiaires ont été tués dans l’Eure après l’attaque de leur camionnette qui transportait un détenu. Ces derniers ont pris la fuite lors de l’assaut, trois personnes ont également été grièvement blessées. Un double assassinat qui a forcément touché l’opinion publique et plus particulièrement le monde de la police et de la justice.

Ce matin, un hommage a été rendu à ces deux agents du Centre d’Attachement des Extractions Judiciaires (PREJ) par l’ensemble des acteurs du palais de justice de Nîmes, dans la salle des Pas Perdus. Magistrats, avocats, greffiers… tout le monde judiciaire était réuni.

«C’est un choc pour toute l’institution judiciaire. Au début, nous ressentons une tristesse infinie. Nous rencontrons quotidiennement les responsables de Prej, ils font un travail qui n’est pas facile mais essentiel”, a d’abord souligné Michel Allaix, premier président de la cour d’appel de Nîmes. Avant d’ajouter : « Lorsque des criminels portent atteinte à cet État de droit, nous ne pouvons qu’être en colère, inquiets et révoltés. Cela renforce notre sentiment de détermination car ils ne doivent pas avoir le dernier mot.»

« Nous ne céderons pas devant la violence »

C’est ensuite l’avocat général Bertrand Baboulenne qui a pris la parole, souhaitant souligner «le symbole de l’ultra-violence de la société actuelle, notamment en matière de trafic de drogue.» Tout le monde regrette la violation de l’État de droit. « Nous avons perdu deux d’entre nous. L’indignation et la colère sont les sentiments naturels face à ce deuil injuste qui a violé le droit à la vie. Elle a été violée ainsi que l’État de droit. Nous sommes debout, nous ne le sommes pas, nous ne nous plierons pas à la violence », a déclaré Khadija Aoudia, présidente de Nîmes.

Après le temps de la douleur, l’avocat a également tenu à ajouter : « Dans un État de droit, il y a aussi la raison qui doit prédominer dans toutes les actions qui doivent être accomplies. » Après ces interventions, une minute de silence a été observée.

Regardez cet hommage en vidéos :

 
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