le possible retour de « l’empoisonneur de chat » fait trembler cette commune de Côte-d’Or

le possible retour de « l’empoisonneur de chat » fait trembler cette commune de Côte-d’Or
le possible retour de « l’empoisonneur de chat » fait trembler cette commune de Côte-d’Or

Une dizaine de chats ont été retrouvés morts en avril à Lechâtelet en Côte-d’Or. Même si l’empoisonnement n’a pu être vérifié, le petit village se souvient encore du drame d’il y a deux ans : une vingtaine de chats ont été empoisonnés par un produit anti-limaces caché dans une boulette de viande.

Une ombre plane sur la commune de Lechâtelet en Côte-d’Or. C’est une information qui a été relayée pour la première fois par France Bleu Bourgogne : une dizaine de chats ont été retrouvés morts en une semaine près de deux maisons il y a deux semaines.

Simple accident ou retour de l’empoisonneur présumé ? Il y a déjà deux ans, une vingtaine de félins avaient été empoisonnés dans le village.

Jean-Paul Chapuis, le maire de la commune, appelle ses habitants à la plus grande vigilance. “Je l’ai appris un peu tard”Il commence. « Des habitants sont venus crier à la mairie pour dire que leurs chats avaient été empoisonnés. Dès que j’ai appris cela, j’ai écrit un texte pour l’afficher dans la ville.

Difficile alors pour l’édile d’utiliser le mot « empoisonnement ». “J’ai dit d’emmener leur chat chez le vétérinaire pour confirmer la cause du décès, mais ils ne l’ont pas fait”Il regrette. « C’est un coût important, entre 80 et 100 €. Mais cela nous aurait permis de faire plus. A l’heure actuelle, nous ne savons pas s’il s’agit d’un empoisonnement intentionnel, d’un accident ou d’une maladie. Il y a des limaces dans les jardins, cela pourrait aussi être un produit pour les tuer qui a été ingéré accidentellement.

“J’ai très peu d’espoir de trouver quelqu’un à blâmer, mais nous devons au moins mettre un terme à cela.”

Jean-Paul Chapuis

maire de Lechâtelet

Jean-Paul Chapuis suit l’affaire de près. Si un nouveau cas est confirmé, il aimerait que l’animal soit examiné par le vétérinaire pour déterminer la cause du décès. « Comme ça, on pourra porter plainte »il confirme. “Sans cela, il est difficile d’accuser quelqu’un aveuglément.”

C’est Nathalie Leignel, conseillère municipale et présidente de l’association Chadaba qui a proposé de faire examiner les chats. Habitante du village depuis 6 ans, elle peine à trouver les mots pour décrire la mort des félins : « C’est atroce. Pour les chats, être empoisonné de cette manière signifie mourir pendant plusieurs heures. Nous ne réalisons pas la souffrance qu’ils peuvent ressentir après avoir ingéré un poison.

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Nathalie Leignel est présidente de l’association Chadaba qui collecte et propose des chats à l’adoption comme Earley, sur l’image.

© Nathalie Leignel

Pour elle, il n’y a guère de doute sur la cause possible de ces décès suspects. « Nous n’avons pas pu l’analyser, donc nous ne pouvons pas le dire avec certitude. Un ou deux chats meurent ainsi, mais dix chats en si peu de temps ne peuvent pas être une coïncidence. Il y a encore de fortes chances qu’il s’agisse d’un empoisonnement.

Élodie Sande, première adjointe à la mairie, fait partie des malheureux propriétaires à avoir perdu leur compagnon à quatre pattes il y a deux ans. Voir des cas similaires réapparaître dans le village rappelle des souvenirs.

“C’était un samedi matin de septembre ou octobre 2022”elle se souviens. « Je suis rentré à la maison en fin de matinée et j’ai vu mon chat convulser. J’ai appelé le vétérinaire qui m’a dit de venir en urgence au cabinet. Arrivé sur place, il a pu confirmer que le poison était un produit anti-limaces caché dans une boulette de viande. Ils ont tout essayé pendant deux jours pour sauver notre chat, mais il est mort.

Elle explique que ses trois enfants étaient “choqué” par cet épisode. “Quand cela nous arrive, nous sommes très en colère, nous nous demandons pourquoi quelqu’un voudrait attaquer notre chat”elle explique. « C’était le chat de la famille, il ne dérangeait personne. Il est sorti, parfois dans le jardin du voisin, mais il n’a rien fait de mal. Aujourd’hui il y a un autre chat dans la maison donc elle reste vigilante. “Celui-là ne sort pas beaucoup, tout au plus il va dans notre cour, donc on porte une attention particulière à cet endroit.”

Il y a déjà deux ans, certains habitants avaient émis une hypothèse sur le motif possible : la présence excessive de chats errants. La commune de 230 habitants pourrait en compter « une bonne centaine » selon le président de Chadaba.

« Nous avons réuni le conseil municipal pour voter un budget pour stériliser les chats errants »assure Jean-Paul Chapuis. « Au total, nous avons 1 000 € pour faire cela, il ne reste plus qu’à le planifier. Ensuite, les individus doivent également faire leur part et assumer la responsabilité de stériliser leur chat. L’association Chadab est à l’initiative de cette campagne de stérilisation.

Jusqu’à présent, aucun autre chat n’a été retrouvé mort, mais les propriétaires “il faut rester vigilant” selon le maire.

 
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