Philippe Candeloro s’engage contre la fermeture des deux patinoires

Philippe Candeloro s’engage contre la fermeture des deux patinoires
Philippe Candeloro s’engage contre la fermeture des deux patinoires

Philippe Candeloro monte au créneau. Le multimédaillé en patinage artistique voit d’un très mauvais oeil la fermeture annoncée des patinoires de Bourgueil (1) et de Joué-lès-Tours (2), respectivement prévues en avril et juin 2024. Sans ces équipements, le département de l’Indre -et-Loire se retrouvera avec plus d’une seule patinoire, celle de Tours. “Inquiétant” pour l’avenir du patinage, selon lui. Entretien.

Après Bourgueil, la Ville de Joué-lès-Tours a annoncé son intention de fermer sa patinoire d’ici juin 2024 pour des raisons économiques. Comprenez-vous leur décision ?

Philippe Candeloro : « Deux patinoires qui ont le même profil ferment dans le même département. Il est tout de même assez préoccupant qu’il n’y ait aucun élu territorial ou local qui s’y oppose. On ne sait pas pourquoi ils ferment. A chaque fois, c’est la même chose : un bâtiment vétuste, qui coûte cher… Parfois, le mode de gestion n’est pas le bon. »

Que proposez vous ?

« Nous avons un espace de vie autour de cette patinoire qui s’étend sur 50 à 60 km. Tours ne pourra pas accueillir 10% des licenciés Bourgueil. Pour le rayonnement de la Ville, construire une patinoire plus adéquate, plus efficace dans son coût énergétique, avec des participants issus d’une communauté de communes, coûts de construction liés au Département et à la Région, gérée par un particulier, ce ne serait pas le cas. stupide. Concernant les nouveaux équipements, il existe un certain nombre d’acteurs capables de gérer la patinoire sans que la commune n’en supporte les dépenses. »

Que peut apporter une patinoire aux habitants d’une région ?

« Sur une patinoire, huit disciplines olympiques issues des Jeux olympiques d’hiver sont pratiquées. Les politiques n’y pensent pas. Une patinoire est un aménagement intergénérationnel sur des équipements de glace qui permet aux gens de découvrir des activités. Sans patinoire, ils ne patineront jamais, ne découvriront jamais la discipline et on n’aura jamais de champion olympique français des sports d’hiver. »

Et pour une ville comme Bourgueil ?

« Le club comptait entre 180 et 220 adhérents (3). Ce qui n’est pas rien pour une petite ville comme Bourgueil […]. Bien sûr, Bourgueil n’est pas la patinoire qui a développé des champions du monde ou olympiques, mais je pense que tous les enfants qui ont passé de nombreuses années sur cette patinoire y ont forcément trouvé un intérêt. »

Pensez-vous que le patinage est menacé en France avec ces fermetures de patinoires ?

« Nous n’avons que 113 patinoires en France. Un est construit tous les cinq ou trois ans, tandis que deux ferment chaque année actuellement. Cela devient très compliqué de préserver le sport, l’activité ludique, en famille, en individuel, en équipe… Une patinoire rassemble beaucoup de choses. Ce n’est pas seulement ce que vous voyez à la télévision. »

 
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