Comment produire du gaz durable ? – .

Comment produire du gaz durable ? – .
Comment produire du gaz durable ? – .

La directive européenne dite « RED II » (en anglais « Renewable Energy Directive ») définit un ensemble d’objectifs pour les producteurs d’énergie renouvelable à l’échelle européenne depuis la méthanisation jusqu’à la cogénération et l’injection. Les installations concernées sont celles produisant plus de 2 mégawatts (MW) en cogénération et plus de 19,5 gigawattheures (GWh) PCS ou plus de 200 mètres normo-cubes par heure (Nm3/h) en injection. Les exigences RED II nécessitent la mise en œuvre d’une traçabilité dédiée pour démontrer que les critères de durabilité de la biomasse, de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et d’efficacité énergétique sont respectés.

Les principes à respecter

⇒ Les matériaux introduits dans le méthaniseur doivent être durables. Les combustibles issus de la biomasse ne doivent pas être produits à partir de matières premières provenant de terres à haute valeur biologique ; terres avec un stock de carbone important ou terres issues de tourbières. Concernant les installations mises en service entre le 1euh Entre janvier 2021 et 31 décembre 2025, la production d’électricité ou de gaz doit avoir un potentiel de réduction de GES d’au moins 70 % par rapport aux émissions de GES résultant de l’utilisation d’énergies fossiles. Ce pourcentage est même porté à 80 % pour les installations qui seront mises en service à partir du 1euh Janvier 2026.

⇒ Le décret du 1euh Février 2023 précise les niveaux d’émissions de GES attendus.

⇒ La directive, via des systèmes de certification, exige la réalisation d’un bilan massique équilibré. La mise en œuvre de cette évaluation nécessite de connaître tous les flux entrants ou sortants de l’unité de méthanisation.

Programmes volontaires et audits

Les opérateurs doivent s’inscrire à un programme de certification volontaire. La Commission européenne en a reconnu plusieurs afin de suivre un cahier des charges conforme à la directive RED II en matière de certification. Il existe de nombreux dispositifs, mais les plus utilisés en France restent l’ISCC(1), le REDcert et le 2BSvs. Les deux premiers sont allemands et le troisième français. Les unités de méthanisation doivent également choisir un bureau d’audit afin de vérifier leur conformité aux exigences du dispositif volontaire choisi. Une fois l’audit réalisé, le bureau délivre un rapport et le certificat RED II du site.

Étapes post-certification

⇒ Une fois la première certification obtenue, un travail quotidien est nécessaire pour maintenir le niveau d’exigence de la directive RED II.

⇒ Une déclaration de preuve de durabilité (POS pour Proof Of Sustainability) doit être effectuée régulièrement auprès de l’acheteur de biométhane. Ce qui est demandé sont les matériaux incorporés et leur tonnage, la production de biométhane du mois, l’autoconsommation de gaz du mois, les valeurs GES des matériaux validés lors de l’audit précédent, le pays d’origine et le potentiel méthanogène. des matériaux.

⇒ Au moins tous les trimestres, le bilan massique de l’unité doit être mis à jour pour le prochain audit.

⇒ La mise à jour nécessite de disposer de tous les éléments de durabilité pour la production agricole. Il convient donc de vérifier annuellement la pérennité des parcelles concernées, notamment dans le cas de nouveaux contributeurs.

Valider les matériaux entrants

Le gaz durable ne peut être produit qu’avec des matériaux dits « durables » ! Par définition, les déchets sont durables, mais ils nécessitent une auto-déclaration. Il peut s’agir de déchets industriels, de magasins, agricoles, etc. Les déchets issus de l’agriculture sont variés : effluents d’élevage, cultures dévalorisées en raison d’une mauvaise production (attaque parasitaire, etc.), résidus de récoltes (paille, petite paille, déchets de silos, tiges de maïs, etc.), traitement des écarts dans le cadre d’ateliers de diversification. Une matière classée comme déchet ne portera pas de facteurs d’émission de GES autres que ceux liés au transport. La biomasse agricole nécessite de vérifier la durabilité de la parcelle de production. Les cultures énergétiques intermédiaires (CIVES) ou cultures dédiées sont des produits qui nécessitent des justificatifs spécifiques liés à la production. Tout coproduit doit être associé à une valeur GES et à un certificat de durabilité délivré par le fabricant. Toute absence de certification de la durabilité du matériau à la livraison rend automatiquement le matériau non durable. L’utilisation de matériaux non durables n’est pas interdite. Cependant, cela produira du gaz non durable qui ne sera pas payé au tarif contractuel. L’utilisation de ce gaz non durable dans votre chaudière, votre torchère ou votre cogénération pour l’autoconsommation est possible. Cette consommation théorique permet de réduire les volumes de gaz injectés non durables.

(1) Certification internationale en matière de durabilité et de carbone.

 
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