Climeworks inaugure une deuxième usine de captage de CO2 en Islande

Climeworks inaugure une deuxième usine de captage de CO2 en Islande
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8 mai 2024 – 22h49

(Keystone-ATS) Les fans vrombissent: la deuxième usine islandaise permettant de capter le CO2 dans l’air et de le stocker sous terre a été dévoilée mercredi par la start-up suisse Climeworks. Elle décuple ainsi ses capacités et espère « éliminer » des millions de tonnes de ce gaz d’ici 2030.

Mammoth est située à quelques centaines de mètres de sa petite sœur Orca, usine pionnière en activité depuis septembre 2021, au milieu d’un champ de lave solidifiée recouverte de mousse, à une demi-heure de la capitale Reykjavik.

Entourés de montagnes, douze conteneurs ont commencé ces derniers jours à ventiler l’air pour extraire le CO2 grâce à un procédé chimique, alimenté par la chaleur de la centrale géothermique voisine ON Power.

D’ici la fin de l’année, 72 unités seront installées autour de l’usine qui comprimera ensuite le gaz et le dissoudra dans l’eau avant de l’injecter sous terre. A 700 mètres de profondeur, au contact du basalte, roche volcanique poreuse riche en calcium et magnésium, le CO2 met environ deux ans à se minéraliser et est ainsi stocké durablement, selon un procédé développé par la société islandaise Carbfix.

36 000 tonnes de CO2 par an

Quelque 10 000 tonnes de CO2 sont jusqu’à présent captées puis stockées par an dans le monde, dont 4 000 par Orca et le reste principalement par des unités pilotes expérimentales. Une fois pleinement opérationnel, Mammoth absorbera 36 000 tonnes par an.

« Nous sommes passés de quelques milligrammes de CO2 captés dans notre laboratoire il y a 15 ans à quelques kilos, puis des tonnes et des milliers de tonnes », se réjouit Jan Wurzbacher, fondateur et co-directeur de Climeworks. D’ici 2030, l’entreprise vise une capacité de plusieurs millions de tonnes et prévoit un milliard pour 2050.

Une vingtaine d’autres projets développés par Climeworks et d’autres start-up devraient permettre d’atteindre 10 millions de tonnes d’ici 2030. A comparer aux 40 milliards de tonnes émises l’an dernier dans le monde.

Crédit carbone

Ces usines énergivores se distinguent de celles qui captent le CO2 plus concentré en sortie d’infrastructures industrielles ou énergétiques mais aussi de celles qui réutilisent ce gaz au lieu de le stocker.

Pour chaque tonne de CO2 stockée, Climeworks peut ainsi générer un crédit carbone qui permet à ses clients (Lego, Microsoft, H&M, Swiss Re, JP Morgan Chase, Lufthansa…) de compenser leurs émissions de gaz à effet de serre.

Ces technologies sont reconnues par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) comme une solution pour éliminer le CO2 de l’atmosphère mais ne sont pas encore largement intégrées dans les scénarios de réduction des émissions car leur développement est extrêmement coûteux. , est encore au stade embryonnaire avec un financement public limité.

 
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