Les importations de blé au Maroc pourraient atteindre 7,5 millions de tonnes en 2024

Les importations de blé au Maroc pourraient atteindre 7,5 millions de tonnes en 2024
Les importations de blé au Maroc pourraient atteindre 7,5 millions de tonnes en 2024
LE importations de blé par le Maroc devrait culminer à plus de 7,5 millions de tonnes cette année, soit une hausse de 19% par rapport à 2023. Ces volumes viendront ainsi compenser le déficit de blé du pays suite à une forte baisse de la production locale. Selon les données de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) contenu dans son rapport sur les Perspectives alimentaires mondiales, le production céréalière au Maroc devrait diminuer de près de 40% par rapport à l’année précédente, pour atteindre un niveau inférieur à la moyenne de 2,5 millions de tonnes. Globalement, la demande d’importation émise par le Continent africain devraient augmenter sensiblement, les achats devant augmenter de 2,2% pour atteindre un niveau record de 55,6 millions de tonnes.

Dans son rapport, la FAO estime que la production mondiale de blé devrait légèrement chuter (-0,1%) pour s’établir cette année à 786,7 millions de tonnes. Cette prévision représente une légère révision à la baisse par rapport aux attentes initiales en mars dernier, en raison de situation météorologique conditions défavorables observées dans certains des principaux pays producteurs de l’hémisphère nord. Cela a conduit à une réduction des prévisions de rendement. De même, dans l’hémisphère sud, des données plus fiables font état de superficies ensemencées légèrement inférieures aux estimations préliminaires.

Dans L’Europe , les prévisions d’une production réduite de blé par rapport à l’année précédente contribuent largement à la baisse des perspectives de production mondiale en 2024. Dans l’Union européenne, la production de blé devrait tomber à 128 millions de tonnes, soit une baisse de 4,2 % par rapport à l’année précédente. campagne. Cette contre-performance attendue est principalement imputable à la baisse significative des semis d’hiver due aux pluies excessives survenues vers la fin de l’année 2023. Malgré une sécheresse localisée en début de campagne dans le sud et l’est de l’Union européenne, des conditions météorologiques globalement favorables en mars dernier et avril ont soutenu les prévisions de rendement. Le rendement moyen du blé devrait donc dépasser la moyenne des cinq années précédentes.

Au Royaume-Uni et Irlande du Nord, une humidité excessive a réduit les plantations de blé. Cela a nui aux perspectives de rendement et a poussé la prévision de production à 12 millions de tonnes, soit une baisse de 14 % par rapport à la production de 2023. Depuis la clôture des données utilisées dans le rapport de la FAO, les perspectives de rendements se sont détériorées dans certaines parties de la Russie en raison de conditions plus sèches que la moyenne et de gelées prolongées en fin de saison. Ce climat défavorable devrait entraîner des rendements inférieurs aux prévisions actuelles et une production de blé probablement inférieure à 90 millions de tonnes en 2024. En outre, la guerre en Ukraine continue d’avoir un impact négatif sur le secteur agricole. Conséquence attendue : la production de blé devrait chuter de 11 % pour atteindre 20 millions de tonnes en 2024. Seule l’Amérique du Nord brille dans ce tableau de la production mondiale de blé. En effet, dans cette région, la production devrait augmenter.

À ÉTATS-UNIS, des conditions climatiques globalement favorables devraient conduire à une augmentation des rendements et à une réduction du taux d’abandon. Ce qui signifie, selon la FAO, une augmentation probable des superficies récoltées malgré une baisse des superficies emblavées. Actuellement, la production est prévue à 50,6 millions de tonnes, en hausse de 2,5 % par rapport aux résultats de l’année précédente.

Au Canada, les semis de la principale récolte de printemps sont en cours. La baisse des marges bénéficiaires devrait entraîner une diminution des superficies ensemencées, mais un retour aux rendements moyens devrait pousser la production à un niveau supérieur à la moyenne de 34,6 millions de tonnes.

 
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