Un rassemblement de soutien à quatre ambulanciers du Smur de Bordeaux

Un rassemblement de soutien à quatre ambulanciers du Smur de Bordeaux
Un rassemblement de soutien à quatre ambulanciers du Smur de Bordeaux

Une quarantaine de personnes se sont rassemblées lundi 1est Le 11 juillet, à 11 heures, devant la direction générale du CHU de Bordeaux, à Talence. Deux banderoles ont été déployées : « Stop à la répression syndicale » et « Stop aux maltraitances envers les agents ». Cette action a été organisée…

Une quarantaine de personnes se sont rassemblées ce lundi 1est Le 17 juillet, à 11 heures, devant la direction générale du CHU de Bordeaux, à Talence. Deux banderoles avaient été déployées : « Stop à la répression syndicale » et « Stop à la maltraitance des agent(e)s ». Cette action était organisée à l’appel des syndicats Sud, FO et CGT. « Les mots sont très forts, mais on a vraiment envie de les dire », constate Gilbert Mouden, de Sud Santé Sociaux, délégué du personnel au CHU de Bordeaux.

A la mi-journée, quatre ambulanciers du Smur de Bordeaux ont été convoqués, des agents qui, selon lui, « ont signalé des dysfonctionnements dans leur service ». Leurs collègues mobilisés craignaient que cela ne conduise à « une mutation forcée ». Les concernés ont décidé de leur sort. « Ils sont affectés à partir du 2 juillet au pool ambulancier, mais ils n’appartiennent plus au service Smur, rapporte le délégué syndical, qui est infirmier anesthésiste. Pool, ça veut dire service de remplacement. Ils ont pris le coup. Je travaille avec la plupart d’entre eux depuis vingt ans. Ce sont des ambulanciers efficaces dans leur travail, qui savent conduire un véhicule d’urgence dans des conditions de circulation très compliquées, sans nous mettre en danger. Et ils apportent une vraie valeur ajoutée à la prise en charge des patients. »

Deux versions

La version présentée par le directeur des ressources humaines du CHU de Bordeaux diffère. « Suite aux signalements à la fois de l’équipe médicale, de l’équipe d’encadrement paramédicale et aux témoignages de membres de l’équipe, qui nous ont fait part de problèmes de comportement persistants dans le temps, nous avons choisi ce changement d’affectation, qui n’est pas une sanction disciplinaire », précise Matthieu Girier. Le tout « sans impact sur leurs responsabilités ou leur rémunération ».

Une précision : “Le pool ambulance est une unité d’agents qui viennent renforcer les équipes en cas de besoin et qui remplacent les absents.” Ils seront susceptibles d’aller travailler au service de transport de malades, à l’hôpital Xavier-Arnozan, à l’hôpital du Haut-Lévêque ou dans « leur service actuel », le Smur. “C’est un faux procès basé sur le ressenti de quelques agents”, réagit-il devant les banderoles. Il y a au contraire, selon lui, « le développement d’un certain nombre d’actions en faveur de la bienveillance ».

 
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