Les hôpitaux du Sud Aveyron dans le flou après leur rencontre avec l’ARS

Les hôpitaux du Sud Aveyron dans le flou après leur rencontre avec l’ARS
Les hôpitaux du Sud Aveyron dans le flou après leur rencontre avec l’ARS

Le directeur général de l’ARS Occitanie a reçu, vendredi 14 juin, une délégation de personnels des hôpitaux de Millau et de Saint-Affrique, de médecins et d’usagers. Ce dernier a rédigé un rapport où il était « principalement question d’argent ».

Lundi 17 juin, le rendez-vous est symboliquement fixé au pied du panneau indiquant l’emplacement du futur hôpital médian du Sud Aveyron, en bordure de la RD 992, à Vergonhac.

Parallèlement, une réunion d’information devait se tenir à Saint-Georges-de-Luzençon avec les différents maires concernés par cet hôpital médian, « annulé en raison des prochaines élections »» précise Henri Célié, membre du Manifeste et représentant des usagers à l’hôpital de Saint-Affrique.

« Question d’argent pendant 2h30 » lors d’une réunion de 3 heures

« Au milieu de la pampa et à une époque unique »Une trentaine d’entre eux étaient présents pour écouter le compte rendu de la délégation de six personnes reçue par le directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) d’Occitanie, Didier Jaffre, vendredi 14 juin.

Cette délégation, composée de six personnes – Corinne Mora pour la CGT, Julien Fratnich pour la CFDT et Julie Carrère pour Sud ; des médecins avec Alain Cardinal pour la pédiatrie et Roch Desnoyes pour le laboratoire et Henri Célié pour les utilisateurs – sont revenus sur certains points au milieu des 3 heures de réunion, où “On a parlé d’argent pendant 2h30”.

Les annonces des rapports précédents « n’existent plus »

« Au nom de l’urgence, les maires de Millau et de Saint-Affrique ont validé le projet d’hôpital médian au nom des communes des deux territoires, qui soulève aujourd’hui de nombreuses questions., exposed Henri Célié. Le projet écarte notamment la question du temps d’accès et du rôle de la proximité pour la qualité des soins mais annonce l’ouverture de nouveaux soins et une capacité d’accueil supérieure au total de ceux actuellement prévus.

“Ce qui nous a été annoncé le 14 juin, c’est que les annonces faites dans les rapports précédents n’existent plus, maintenant nous repartons sur de nouvelles bases, annoncé au Copil”a ajouté Corinne Mora.

Autre problème, le rapport du Comité directeur (Copil) de mars, est tombé entre les mains de l’intersyndicale, « a mis le feu aux poudres ». « Il n’y aura plus de rapports, juste des communiqués et nous avons été refusés à l’unanimité »a fustigé Corinne Mora.

Ironie contre aberration

Pour rappel, le projet initial prévoyait la rénovation des hôpitaux actuels de Millau et de Saint-Affrique pour 9,8 et 4,5 millions d’euros en plus de la construction de ce nouvel hôpital d’ici 2028. «On nous annonce finalement que la construction sera en deux parties avec une première, en béton, pour abriter notamment les services administratifs et dans une seconde partie, estimée à 1,2 million d’euros, en algécos, biologie, cuisine, pharmacie et laboratoire»a présenté Roch Desnoyes.

« Surtout, ne mettez pas les services dont les patients ont besoin» a ironisé la délégation. La question de l’éloignement se pose également : on ne remplit plus les conditions de sécurité et cela change le statut des soignants. Cela conduit à une réduction des chances de survie. Et quand on nous dit qu’il n’y a que six chambres prévues alors qu’il y a actuellement une vingtaine de personnes de garde, la question de l’attractivité se pose.»

Crise en psychiatrie alors que l’été s’annonce compliqué

“La psychiatrie n’est même pas prise en compte dans ce projeta souligné le médecin et chef du service, Jean-Dominique Gonzales. En cette période électorale, il s’agit de savoir qu’attend-on d’un hôpital ? Ce que nous disions il y a dix ou cinq ans n’est plus valable aujourd’hui. Il ne faut pas construire l’hôpital d’avant-hier. Et s’il n’y a plus d’hôpitaux à Millau ou à Saint-Affrique, ce ne seront plus des villes mais des villages.»

“Là, les hôpitaux meurent avec des urgences qui seront réglementées, ou plutôt restreintes, cet été, rien n’est étudié alors qu’on a affaire à des technocrates de passage depuis deux ans qui prennent des décisions lourdes pour les prochaines décennies pour les gens qui vivent dans le territoire”» a ajouté un autre syndicaliste.

« Comment passer les prochaines années ?, » s’est toujours inquiété cette délégation, qui espère mobiliser la population et organiser une rencontre publique avec la médecine de ville. Une nouvelle interview est également prévue avec Didier Jaffre après “un été qui s’annonce compliqué”.

 
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