quatre ans et demi de prison pour l’homme qui a attaqué des policiers en Gironde

quatre ans et demi de prison pour l’homme qui a attaqué des policiers en Gironde
quatre ans et demi de prison pour l’homme qui a attaqué des policiers en Gironde

« Rouler à toute vitesse sur 25 kilomètres, de nuit, par mauvais temps, mettant en danger la vie de plusieurs personnes dont la vôtre, ce sont des faits d’une extrême gravité », a déclaré le juge Gérard Pitti en condamnant Khalil Bouzekri à quatre ans de prison, auxquels s’ajoutent la révocation d’une peine de six mois avec sursis. Le prévenu a été maintenu en détention ce jeudi 13 juin.

Ce Foyen, 20 ans, a été arrêté le 1euh Mai après une course-poursuite partie de la place Ravezies, à Bordeaux, et terminée à Vayres un quart d’heure plus tard. « Un délai court compte tenu du kilométrage », souligne la juge Marie Rouquier-Lafitte. En effet, le SUV DS7 qu’il conduisait a été flashé à 144 km/h par un radar sur le périphérique bordelais. Le policier au volant de la voiture de la Brigade anticriminalité (BAC) qui le poursuivait a même enregistré une vitesse de 190 km/h.

Prendre le mauvais sens sur un rond-point

Le récit de cette course-poursuite est accablant : zigzags sur l’A10, sortie d’autoroute coupant le passage des camions, rond-point pris à contresens, obligeant les autres véhicules à s’écarter précipitamment, et surtout tentatives d’intimidation envers les forces de l’ordre. voiture que Khalil Bouzekri a percutée à deux reprises. « En trente ans de carrière, je n’avais jamais vu ça », témoigne l’un des trois policiers constitués parties civiles. « Lorsqu’il a vu qu’il ne pouvait pas nous distancer, il a fait tout ce qu’il pouvait pour nous frapper. »

“Il a reculé violemment vers nous, avec un véhicule de près de 2 tonnes et un moteur de 200 chevaux”

“Il a freiné à plusieurs reprises sur des routes de campagne sans feux et alors qu’il pleuvait”, ajoute le conducteur. Et à un moment donné, alors que j’avais du mal à faire demi-tour sur une route étroite, il a reculé violemment vers nous, avec un véhicule de près de 2 tonnes et un moteur de 200 chevaux. J’ai réussi à limiter l’impact. Il nous a frappé une deuxième fois. C’est au moment où il était sur le point de nous frapper une troisième fois que le collègue a tiré et s’est blessé au genou. »

«Vous avez évité le pire», a déclaré Marie Rouquier-Lafitte. La thèse de la légitime défense n’est en réalité pas remise en question. «Je me voyais bien mourir», raconte le policier qui a tiré. Il a indiqué avoir eu un « sommeil très compliqué » dans les semaines qui ont suivi cette arrestation. « Si nous avons repris du service aussi rapidement, c’est uniquement parce qu’à l’approche des vacances, la gestion des effectifs aurait été compliquée si nous avions prolongé l’arrêt de travail. »

“J’étais paniqué”

«J’avais peur», raconte l’accusé pour tenter d’expliquer son comportement. « Je conduisais sans permis. Je ne savais pas quoi faire. Je comprends la réaction de la police. Je leur présente mes excuses. » S’exprimant avec hésitation, d’une voix à peine audible et cherchant ses mots, il avoue qu’il conduisait dangereusement, mais en ne « se souvenant » pas de certains faits. Avoir reculé brusquement pour percuter la voiture du BAC, par exemple. «J’étais paniqué. Je ne les avais pas vus. » « La panique, c’est vous qui l’avez créée », rétorque avec fermeté Marie Rouquier-Lafitte.

« Aujourd’hui, chaque fois que Khalil Bouzekri regarde son genou, il se souvient qu’il a failli tuer des gens »

Il a loué cette DS7 pour 200 euros à une personne contactée via l’application Snapchat. Ils se sont retrouvés dans un lieu isolé près de Saint-Loubès. « Mais ce n’est que plus tard que j’ai découvert qu’il s’agissait d’une voiture volée. Il m’a montré le document d’immatriculation. J’avais besoin d’un véhicule pour aller travailler. » La procédure établit en effet que Khalil Bouzekri était en formation professionnelle au Cestas. Si aucun problème n’a été constaté en matière de consommation d’alcool ou de drogue, il avait néanmoins déjà été condamné en 2022 pour trafic de drogue, conduite sans permis et refus d’obtempérer.

” Tendre un piège “

“Il savait évidemment que la voiture avait été volée”, explique M.e Sapata, l’avocat des trois policiers. “Tout comme il savait que si nous ne l’attrapions pas, nous ne le retrouverions pas.” » « S’il a attiré la voiture de la BAC sur cette route de campagne, c’était pour lui tendre un piège », ajoute le procureur Benoît Bernard. « M. Bouzekri a utilisé son véhicule comme une arme. Ce qu’il a fait s’appelle de la violence volontaire. Tous les enregistrements audio montrent que les policiers avaient peur de perdre la vie. »


“M. Bouzekri savait que si on ne l’attrapait pas, on ne le retrouverait jamais», a fait valoir Me Guillaume Sapata, l’avocat des trois policiers.

Ch.L.

Ce que M réfutee Clavel, prenant la défense de Khalil Bouzekri : « Aucune preuve objective ne prouve qu’il ait cherché à tuer. Il voulait s’échapper. Il l’a dit dans tous ses témoignages. Aujourd’hui, chaque fois qu’il regarde son genou, il se souvient qu’il a failli tuer des gens. Nous devons lui montrer une meilleure voie. S’il va en prison, il rencontrera des gens qui le pousseront un peu plus loin dans le sens de la délinquance. » Ces arguments n’ont pas convaincu le tribunal.

 
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