« 94 % de collégiens absents » dans cet établissement de Haute-Loire

« 94 % de collégiens absents » dans cet établissement de Haute-Loire
« 94 % de collégiens absents » dans cet établissement de Haute-Loire

Le collège Robert-Louis-Stevenson de Landos n’accueillait hier que neuf adolescents. Avec l’autorisation parentale en main, les autres – 152 élèves – ont séché l’école, lors d’une opération « école morte », initiée par les parents.

Au moment où les collégiens devaient entrer en classe, ils se sont mobilisés devant l’établissement pour réclamer « le retrait du choc de la réforme du savoir ».

Cette réforme, les parents – tout comme le maire Jean-Louis Reynaud qui leur a manifesté son soutien mardi matin – sont convaincus qu’elle sera « plus difficile » à mettre en œuvre, pour ne pas dire totalement inappropriée, dans « ce petit « pays » collégial qui est le Stevenson.

Leur crainte est que les effectifs de l’établissement ne soient pas suffisants pour constituer trois groupes de niveaux pour les cours de mathématiques et de français. « On aurait d’un côté 15 élèves jugés fragiles, et tous les autres dans un deuxième groupe, soit une trentaine de collégiens », s’inquiète une mère de famille. Sans compter que « les locaux ne sont pas adaptés », estime un professeur. Nous n’avons pas de place ! « .

Les enseignants de Haute-Loire se mobilisent à nouveau mardi contre le choc du savoir

Au-delà de la logistique, c’est aussi et surtout le « bien-être de l’enfant » qui est au cœur des préoccupations des parents. « On les triera dès leur entrée en 6e », grogne la petite assemblée. C’est hyperstigmatisant et impactant pour les élèves qui seront dans la tranche « faible », notamment au collège. Cela risque d’encourager le harcèlement. « Et puis s’il n’y a pas d’émulation, ajoute un enseignant, cela ne leur rend pas service. Ils doivent être arrêtés par leurs camarades.» Or, “l’organisation aux jauges imposées semble ne laisser aucune possibilité d’intégrer la classe des “forts””, résume le maire, Jean-Louis Reynaud, appelant à plus de “flexibilité”. « Les étudiants seront confinés dans leur groupe », poursuit l’élu, déplorant également « la réduction des effectifs ».

Le seul poste de CPE (conseiller principal d’éducation) ainsi qu’un demi-poste d’infirmière scolaire seraient menacés à la rentrée. Des pertes jugées « cruellement dommageables » par l’édile et les parents pour qui la coupe est décidément pleine.

#Français

 
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