Le Canada crée 90 000 emplois en avril, dépassant les attentes, alors que le taux de chômage reste stable

Le Canada crée 90 000 emplois en avril, dépassant les attentes, alors que le taux de chômage reste stable
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Le marché du travail canadien a rebondi en avril grâce à l’ajout d’un nombre considérable de nouveaux postes, un résultat qui pourrait brouiller les cartes alors que la Banque du Canada réfléchit à l’opportunité de baisser les taux d’intérêt en juin.

L’économie a créé environ 90 000 emplois en avril après un léger déclin en mars, a indiqué vendredi Statistique Canada dans un rapport. Les analystes financiers s’attendaient à un gain de 20 000 postes. Il s’agit du mois de création d’emplois le plus important depuis janvier 2023.

Malgré ces progrès, le taux de chômage est resté stable à 6,1 pour cent, car la population du pays croît à un rythme fébrile. Le taux de chômage a augmenté de plus d’un point de pourcentage depuis l’été 2022.

Les résultats suggèrent que les employeurs sont disposés et capables d’embaucher davantage de travailleurs, malgré les pressions financières résultant de taux d’intérêt plus élevés.

Le rapport de vendredi constitue la dernière enquête sur la population active avant la prochaine décision de la Banque du Canada sur les taux, le 5 juin. Les analystes sont à peu près partagés quant à savoir si la banque centrale réduira ses taux à ce moment-là, ou attendra la fin juillet pour faire le premier pas.

“La hausse spectaculaire de l’emploi d’aujourd’hui donnera une certaine pause à la Banque du Canada, car elle renforce le point selon lequel l’économie ne se redresse clairement pas”, a déclaré l’économiste en chef de la Banque de Montréal, Doug Porter, dans une note client. « Pourtant, la réalité est que le sous-emploi économique continue de s’accentuer », a-t-il ajouté, soulignant l’augmentation du nombre de chômeurs.

En avril, les employeurs ont principalement créé des postes à temps partiel, qui ont augmenté d’environ 50 000. Le secteur privé est à l’origine de l’essentiel de la croissance de l’emploi, même si de fortes progressions ont également été enregistrées dans le secteur public.

Le nombre total d’heures travaillées dans l’ensemble de l’économie a bondi de 0,8 pour cent en avril, ce qui entraîne une bonne croissance au deuxième trimestre.

Il existe néanmoins de nombreux signes d’un affaiblissement de l’économie. En avril, il y avait 1,3 million de chômeurs au Canada, soit une augmentation de 256 000 ou 23,7 pour cent par rapport à l’année précédente.

La Banque du Canada sera encouragée par le fait que la croissance des salaires – un risque à la hausse pour l’inflation – se calme. Le salaire horaire moyen a augmenté à un rythme annuel de 4,7 pour cent en avril, contre 5,1 pour cent en mars.

Après la publication du rapport de vendredi, les investisseurs ont réduit leurs paris sur une baisse imminente des taux. Les marchés évaluent désormais une probabilité d’environ 50-50 pour que la Banque du Canada réduise son taux directeur d’un quart de point le mois prochain, selon les données de Refinitiv Eikon. Ces derniers jours, ces probabilités étaient supérieures à 70 pour cent.

Au cours d’une série de mesures, la Banque du Canada a augmenté son taux d’intérêt de référence de 0,25 pour cent à 5 pour cent, un processus qui a débuté au début de 2022. En augmentant les taux d’intérêt, la banque centrale tente de freiner la demande et de ramener l’inflation à son objectif de 2 pour cent.

Le resserrement de la politique monétaire a des effets considérables sur l’économie, notamment une hausse des coûts du service de la dette pour les gouvernements et les ménages. De nombreux propriétaires sont confrontés à la perspective de paiements nettement plus élevés lors du renouvellement de leur prêt hypothécaire dans les années à venir, dont l’ampleur dépend de l’évolution des taux d’intérêt.

Que la Banque du Canada réduise ses taux en juin ou en juillet, elle le fera probablement avant la Réserve fédérale. L’économie américaine affiche fréquemment de bons résultats et les investisseurs ne s’attendent donc pas à ce que la Fed réduise ses taux avant novembre. Cette trajectoire divergente des taux d’intérêt exercerait une pression à la baisse sur le dollar canadien – un scénario utile pour les exportateurs, mais qui augmenterait les coûts des biens importés.

Statistique Canada publiera son prochain rapport sur l’inflation le 21 mai. La croissance annuelle de l’indice des prix à la consommation a ralenti pour s’établir à un peu moins de 3 pour cent. Les responsables de la Banque du Canada se sont déclarés encouragés par ces progrès, mais veulent s’assurer qu’ils ne baisseront pas les taux trop tôt et ne provoqueraient pas une nouvelle flambée des prix.

“Le taux de chômage a augmenté davantage au Canada que dans la plupart des autres économies avancées à la suite de taux d’intérêt plus élevés, et la croissance des salaires montre de nouveaux signes de modération”, a déclaré Nathan Janzen, économiste en chef adjoint à la Banque Royale du Canada, dans une interview client. note.

« Les marchés du travail se sont suffisamment détendus pour réduire les risques d’inflation à l’avenir et justifier une décision de la Banque du Canada de réduire les taux d’intérêt – mais le plancher n’est toujours pas tombé au point d’obliger la banque centrale à agir de toute urgence.

 
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