Pour définir la suite de la transition, les rencontres nationales commencent au Burkina Faso

Pour définir la suite de la transition, les rencontres nationales commencent au Burkina Faso
Pour définir la suite de la transition, les rencontres nationales commencent au Burkina Faso

Comment pouvons-nous nous réunir en tant que comité politique pour désigner des délégués lorsque les activités du parti sont interdites par la junte au pouvoir ? Comment répondre dans les 24 heures à l’invitation des organisateurs alors que l’invitation est arrivée seulement 24 heures avant la clôture des inscriptions ? Quels seront les sujets abordés et les termes de référence ? Les partis politiques ou les organisations de la société civile se posent de nombreuses questions.

Dubitative, Yoporeka Somet, la porte-parole du mouvement politique Sens, estime que cette réunion « ne sera composée que de personnes convoquées par le MPSR pour dire ce qu’il veut entendre ». “Donc nous ne serons pas dans cette hypocrisie”, assure-t-il.

Le Front de défense de la République appelle également au boycott de ces réunions. “Ces rencontres nationales ne seront qu’un rendez-vous pour contribuer à prolonger la dictature et la soumission du peuple burkinabè au président Traoré”, estime Inoussa Ouedraogo, porte-parole du mouvement qui dénonce les travers du pouvoir du MPSR.

Les syndicats et plusieurs organisations de la société civile disent qu’ils ne souhaitent pas non plus se rendre à ces réunions. Seules les autorités religieuses et coutumières doivent être présentes. C’est sous leur autorité morale qu’a été signée la charte de la transition entre le colonel Damiba et le capitaine Ibrahim Traoré en 2022. Une charte qui précisait que l’actuel président de la transition devait revenir au pouvoir en juillet prochain.

“On ne sait même pas de quoi on va parler”
Certains conditionnent en revanche leur participation, comme Clément Sawadogo, le coordinateur de l’ancienne alliance des partis de la majorité présidentielle. Il demande le report de la Conférence pour une meilleure préparation et la levée de la suspension des activités des partis politiques.

Les partis de l’ancien leader de l’opposition dirigé par Eddie Komboïgo réclament des garanties sécuritaires. En effet, les partisans de la transition ont appelé à manifester autour de la salle où se dérouleront les travaux. Ces partis dénoncent également l’absence de document de travail. « Nous ne savons même pas de quoi nous allons parler », constate un militant du CDP.

Une collaboration franche
Enfin, l’opposition non affiliée dirigée par le professeur Abdoulaye Soma a pour sa part transmis la liste de ses représentants au comité d’organisation de la Conférence. Elle assure de sa franche collaboration dans l’intérêt suprême du peuple burkinabè.

Selon une Source sécuritaire, un dispositif de sécurité particulier est prévu pour ces assises. Des patrouilles et des fouilles d’appareils et d’individus suspects auront lieu. Les contrôles seront renforcés aux entrées et sorties de Ouagadougou.

 
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