Portrait d’Anastasiia Rozhyna : la … – .

Portrait d’Anastasiia Rozhyna : la … – .
Portrait d’Anastasiia Rozhyna : la … – .

Pourquoi choisir de devenir informaticien ? Découvrez des personnalités inspirantes qui travaillent chezinstitut informatique de la Ecole supérieure de gestion. Anastasia Rojinadoctorant à l’Institut informatique de HES-SO Valais-Wallis vient d’Ukraine. Réservée, elle arrive quelques minutes en avance à notre rendez-vous, ordinateur et carnet à la main. Son visage sérieux s’illumine d’un immense sourire une fois le dialogue engagé et l’assurance qu’on ne parlera pas trop d’elle, mais plutôt de ses projets de recherche. Son baccalauréat en génie biomédical en poche, elle décide de poursuivre ses études par un Master en analyse d’imagerie médicale, pour enfin se lancer dans une thèse de doctorat consacrée à l’analyse des images issues des scanners oculaires OCT (tomographie par cohérence optique). Ayant grandi dans une très grande ville, elle s’étonne d’apprécier autant les montagnes qui entourent le Valais, ainsi que le calme qui règne dans notre canton.

L’informatique, une science inclusive qui fait sens

Lorsqu’elle aborde ses études de licence en Ukraine, elle se souvient qu’il n’y avait que quatre femmes dans sa classe. Mais ce parcours du futur n’a pas de genre ; L’informatique ouvre en effet de nombreuses perspectives professionnelles dans des domaines aussi variés que la transition énergétique ou la médecine. Elle explique avoir choisi cette voie grâce à des personnes qui l’ont inspirée, comme son professeur de physique. Cette dernière voulait devenir conductrice de camion, mais il s’est avéré difficile de trouver un emploi car elle était une femme. Elle opte donc pour l’enseignement d’une branche technique et encourage ses élèves à toujours faire ce qui les intéresse, sans compter ses heures après les cours pour les aider. Anastasiia a donc décidé d’étudier l’informatique dans le domaine médical, également inspirée par sa mère et sa grand-mère qui travaillaient toutes deux en milieu hospitalier. Mais peut-être que son attirance pour la technologie vient aussi un peu de la littérature fantastique, qu’elle apprécie particulièrement.

L’Institut Informatique de la Haute Ecole de Management, une référence en matière de recherche

Anastasiia a postulé à l’institut informatique pour terminer son master en analyse d’imagerie médicale dans le laboratoire MedGift dirigé par le professeur et chercheur Henning Müller. Ses équipes ont acquis une reconnaissance internationale dans le domaine de la médecine personnalisée et de précision. C’est grâce au programme Erasmus Mundus qu’Anastasiia a pu poursuivre ses études à l’étranger. Elle se concentre sur l’analyse des images de la rétine pour mieux détecter les maladies oculaires. Elle a notamment étudié la classification des images de l’œil pour identifier des maladies, comme le diabète, des maladies cardiovasculaires ou neurodégénératives, comme la sclérose en plaques ou la maladie d’Alzheimer. Ces images prises à différents moments de la vie d’un patient en disent long sur le stade d’évolution de la maladie, permettant par exemple d’ajuster les traitements. Après avoir terminé avec succès son Master, Anastasiia souhaitait poursuivre ses études avec un doctorat à l’institut informatique.

Un doctorat, deux projets

Comment faire progresser la science plus rapidement ? Anastasiia estime que la réponse à cette question réside dans la science ouverte et le partage des données. Son travail doctoral consiste, pour son premier projet, à comparer des images de l’œil. Elle étudie si les ensembles de données des scanners OCT sont facilement disponibles à grande échelle et s’ils peuvent être utilisés. le Stadtspital Zurich, il accède à certains ensembles de données, observe leur stockage et les possibilités de les annoter afin de fiabiliser et accélérer le diagnostic médical. Le deuxième projet sur lequel travaille Anastasiia consiste à améliorer la détection des sacs de drogue transportés par des personnes communément appelées « mules ». Ce type d’activité criminelle est très dangereux, car il peut entraîner la mort d’un passeur par overdose si l’un des sacs s’ouvre. Le doctorant possède des images du ventre de personnes arrêtées à la frontière suisse et archivées depuis vingt ans. Il s’agit de travailler à améliorer, grâce à l’intelligence artificielle, la qualité et la lisibilité des images en utilisant le moins de doses de rayonnement possible. Les objectifs de ce projet sont d’améliorer la détection des sachets dans l’organisme et de sécuriser l’examen clinique.

Opportunités en intelligence artificielle en Suisse

Anastasiia nous parle des immenses opportunités qu’elle voit pour l’intelligence artificielle dans le domaine de la santé. Le deep learning permet de diagnostiquer les maladies plus rapidement et d’élaborer des plans de traitement personnalisés, garantissant ainsi un meilleur taux de réussite du traitement aux patients. L’intérêt de l’OCT de l’œil réside dans la variété des maladies visibles car la rétine est constituée de couches et il est possible de distinguer une quantité importante d’informations de santé dans les images. Elle trouve du sens à ce métier technique qui non seulement contribue à améliorer la santé des patients, mais accompagne également les équipes médicales dans leur travail quotidien.

 
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