les prix s’envolent

Une spirale inflationniste alimentée par les impôts fonciers en Israël

L’augmentation de l’arnona (impôt foncier) en Israël, au taux le plus élevé depuis 17 ans, suscite des inquiétudes quant à son impact sur l’inflation et le pouvoir d’achat des citoyens. Le ministère de l’Intérieur a récemment annoncé une augmentation de 5,3 %, la plus importante depuis 2007. Cette augmentation intervient à un moment où les prix grimpent déjà dans tous les secteurs, augmentant ainsi le fardeau financier des Israéliens.

La taxe foncière, par nature, est un puissant générateur d’inflation. En effet, toute hausse des prix des biens et services finit par se répercuter sur cet indice, contribuant ainsi à une boucle inflationniste. Les propriétaires d’entreprises, qui doivent supporter ces augmentations d’impôts, répercuteront inévitablement ces coûts supplémentaires sur les consommateurs. Ce sont donc les ménages qui, en fin de compte, souffriront de la hausse des prix, non seulement des biens de consommation courante, mais aussi des services.

Il est important de noter que cette augmentation de la taxe foncière s’ajoute à une série d’augmentations de coûts déjà constatées récemment : l’eau, l’électricité, le carburant et même le salaire minimum ont tous connu des augmentations. Cette combinaison de facteurs crée un effet multiplicateur, exacerbé par le fait que les impôts fonciers sont liés à l’inflation et aux salaires du secteur public. Plus l’inflation augmente, plus la taxe foncière augmente, ce qui pousse les travailleurs à exiger des augmentations de salaires pour compenser la perte de pouvoir d’achat. Ce phénomène, connu sous le nom de spirale salaires-prix, alimente encore davantage l’inflation.

Depuis l’entrée en fonction du gouvernement Netanyahu-Smotrich, l’inflation a atteint un niveau de 4,5 % entre janvier 2023 et avril 2024, affectant particulièrement les secteurs de l’alimentation, de la culture et du divertissement. Cette augmentation contraste fortement avec les promesses de réduction du coût de la vie faites par Netanyahu lors de sa campagne électorale.

Le gouvernement semble profiter de cette situation à travers ce que les économistes appellent la « taxe inflationniste ». En période d’inflation, la valeur réelle de la dette publique diminue, réduisant ainsi le fardeau de la dette qui pèse sur l’État. En outre, l’inflation pousse les revenus des ménages vers des tranches d’imposition plus élevées, augmentant ainsi les recettes fiscales nominales sans augmentation correspondante du revenu réel. Cela permet au gouvernement de soutirer davantage de ressources financières au public, même si cela se fait au détriment du pouvoir d’achat des citoyens.

Toutefois, cette stratégie n’est pas sans risques. L’inflation érode le pouvoir d’achat, créant une pression supplémentaire sur les épargnants et les investisseurs. Les citoyens voient leur argent perdre de la valeur avec le temps, ce qui agit comme un impôt caché sur leur épargne.

La gestion de l’économie par le gouvernement est de plus en plus critiquée. Malgré les promesses et les mesures annoncées, les citoyens continuent de subir des hausses de prix constantes et une baisse de leur pouvoir d’achat. Le gouvernement semble plus soucieux de gérer son déficit budgétaire que de mettre en œuvre des politiques efficaces pour lutter contre l’inflation et améliorer le niveau de vie des Israéliens.

En conclusion, l’augmentation des impôts fonciers et la spirale inflationniste qu’elle engendre posent de sérieux défis à l’économie israélienne. Les mesures actuelles semblent insuffisantes pour endiguer cette tendance, et le gouvernement doit impérativement trouver des solutions durables pour stabiliser l’économie et protéger le pouvoir d’achat des citoyens.

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