Grève dans des bases militaires | Les salariés québécois moins bien payés que les Ontariens

Grève dans des bases militaires | Les salariés québécois moins bien payés que les Ontariens
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(Ottawa) Quelque 190 employés civils des bases militaires de Valcartier, Bagotville et Saint-Jean-sur-Richelieu réclament un salaire équivalent à celui de leurs collègues ontariens. Ils gagnent parfois près de 10 dollars de moins de l’heure. Leur grève dure 117 jours. Le Bloc Québécois et son syndicat réclament la fin d’un décret vieux de 30 ans qui a conduit à cette iniquité.

«J’aimerais vous demander s’il ne pourrait pas y avoir de discrimination fondée sur la langue», a déclaré Yvon, vice-président exécutif régional pour le Québec de l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC). Barrière, lors d’un point presse vendredi.

Ces salariés font partie de ce que le gouvernement appelle des fonds non publics. Il s’agit par exemple de commis, d’assistants ou de kinésiologues. Ces postes ont été initialement créés dans les années 1960 pour les conjoints de militaires. Un décret adopté en 1982 exclut ces salariés du Loi sur l’emploi dans la fonction publique.

«Comme ils ne sont pas reconnus comme fonctionnaires, les conditions varient énormément d’une base militaire à l’autre et on le voit aussi entre le Québec et, par exemple, l’Ontario», a expliqué la députée du Bloc québécois Christine Normandin. La base militaire de Saint-Jean est située dans sa circonscription.

L’écart salarial peut varier de 1 $ à près de 10 $ pour les employés qui occupent le même poste, selon qu’ils travaillent sur une base au Québec ou en Ontario. Un adjoint aux services financiers de Bagotville gagne 20,44 $ de l’heure comparativement à 30,41 $ pour son collègue d’Ottawa.

«C’est énorme, choquant et très irrespectueux», a dénoncé Karine Côté, une monitrice de conditionnement physique de la base de Saint-Jean venue manifester à Ottawa.

“Nous réalisons des économies minimes qui ont de réelles conséquences”, a déclaré M.moi La Normandie.

La secrétaire parlementaire de la Défense nationale, Marie-France Lalonde, a rappelé lors de la période des questions que le gouvernement avait conclu une entente avec les employés de Petawawa, Kingston et Ottawa qui ont obtenu une augmentation salariale de 13,75 % sur trois ans. Ceux de Valcartier, Bagotville et Saint-Jean-sur-Richelieu ont rejeté cette offre à 80 %.

«Nous espérons que les trois partis en grève en ce moment trouveront une solution et nous les encourageons à revenir à la table», a encouragé le député libéral.

Le syndicaliste Yvon Barrière accuse le gouvernement d’avoir recours aux scabs pour prolonger ce conflit de travail, ce qui est en contradiction avec le projet de loi C-58 du gouvernement visant à interdire le recours à des travailleurs de remplacement dans les industries réglementées. par le gouvernement fédéral.

L’AFPC souhaite déposer une contre-offre de 14,5 %, ce qui réduirait l’écart salarial avec l’Ontario, mais pas dans toutes les catégories d’emplois.

 
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