« Jordan Bardella passe son temps à expliquer qu’il a déjà gagné », estime Gabriel Attal

« Jordan Bardella passe son temps à expliquer qu’il a déjà gagné », estime Gabriel Attal
« Jordan Bardella passe son temps à expliquer qu’il a déjà gagné », estime Gabriel Attal

« Un génocide » à Gaza, selon Manon Aubry

Interrogé sur Gaza, le candidat insoumis qualifie l’offensive israélienne dans l’enclave palestinienne de « génocide ».

“Nous assumons de ne pas détourner le regard de ce qui se passe à Gaza”, répond-elle à Brice Teinturier, qui indique que le conflit israélo-palestinien ne fait pas partie des priorités des Français dans le contexte des élections européennes, alors que LFI le plaçait au le cœur de sa campagne.

« Les accords de libre-échange sont une triple folie »

“Les accords de libre-échange sont une triple folie”, sur les plans sanitaire, environnemental et social, explique Manon Aubry.

« La politique migratoire est inhumaine et inefficace. J’ai voté contre le pacte asile-immigration», insiste la tête de liste LFI. Ce dernier veut placer la question du pouvoir d’achat au cœur des débats. « Nous disposons de leviers d’action. Je propose de sortir du marché de l’énergie. »

France 2 accueille Manon Aubry

« J’avais le sentiment d’assister à une compétition mensongère sur l’écologie et le social. Sur la question de l’immigration, c’était un match amical. Ce duel est en fait un duo”, commente le candidat LFI.

Manon Aubry critique l’austérité que l’UE peut imposer.

« Ces deux jeunes détruisent notre avenir. Jordan Bardella est le fossoyeur de la question sociale, c’est un peu le remplaçant d’Emmanuel Macron”, poursuit-elle.

Les deux rivaux s’adressent aux jeunes

“Je veux dire à la jeunesse française que personne ne prendra son destin en main à sa place”, conclut Bardella. Je veux dire à tous les Français dont le cœur saigne quand ils regardent leur pays d’aller voter. »

« Je dis aux jeunes de choisir un vote responsable, celui de l’espoir. Ils veulent pouvoir trouver un travail qui leur plaît. Les emplois se raréfieraient en France avec le programme de Bardella. Ensuite, ils veulent vivre dans un environnement respirable », conclut Attal.

« L’Ukraine nous montre pourquoi nous avons la chance d’être européens »

« Le risque d’escalade est majeur, je ne joue pas le rôle de général en chef de l’Europe. Emmanuel Macron a pris des risques» en évoquant la possibilité d’envoyer des troupes en Ukraine, explique Bardella.

« Avec la guerre en Ukraine, nous comprenons pourquoi nous avons de la chance d’être en Europe. Les Ukrainiens sont seuls, alors que nous sommes 27», affirme Attal, qui «assume» de soutenir l’adhésion de Kiev à l’UE.

“Votre parti avait besoin d’argent, puisque la Russie vous a financé, vous avez un contrat moral avec elle”, accuse Attal de la non-condamnation par le RN de certaines actions de Moscou.

« Il y a eu une naïveté à l’égard des intentions de Poutine » de la part de tous les partis, rétorque Bardella.

«Pourquoi n’avez-vous pas voté sur la question de l’utilisation des avoirs russes gelés ? » demande Attal.

La « double frontière »

Le président du RN défend la « double frontière » : « le refoulement systématique des bateaux illégaux » et que « la libre circulation dans l’espace Schengen soit limitée aux ressortissants européens ».

Gabriel Attal juge que les contrôles aux frontières terrestres prônés par son adversaire sont impossibles à mettre en place, en raison du nombre de frontaliers français. « Votre programme est un banco. Il y a beaucoup de promesses, mais quand on gratte, il n’y a rien derrière. »

“C’est une fierté pour moi de ne pas être d’accord avec vous sur l’immigration”

“Pour vous, l’immigration n’est pas un problème, mais un projet”, explique Bardella. Selon le président du parti d’extrême droite, l’immigration représente un « problème de sécurité ». « Vous avez pulvérisé des records d’immigration. Le 9 juin est un vote pour les idiots contre l’immigration de masse. »

“La France a davantage expulsé les clandestins que l’Allemagne”, répond Attal. « Nous ne serons jamais d’accord sur l’immigration et c’est une fierté pour moi de ne pas l’être. A vous écouter, on a l’impression que derrière chaque étranger, il y a un délinquant ou un terroriste potentiel. C’est révoltant. »

Selon le Premier ministre, le problème réside dans l’immigration clandestine. “Les efforts pour accueillir les demandeurs d’asile concerneront les pays de l’Est”, ajoute-t-il.

Le sujet de la colère des agriculteurs

“Il faut arrêter de mettre nos agriculteurs en concurrence avec des produits qui viennent du bout du monde” et qui ne sont pas soumis aux mêmes normes, plaide Bardella. « Je veux défendre l’exception de l’agriculture française. »

Gabriel Attal répond en soulignant les excédents réalisés grâce aux différents accords de libre-échange, comme le Ceta, qui lie l’UE et le Canada. Il rappelle également que la France est opposée au Mercosur.

Attal critique les revirements du RN

« La méthode RN, c’est dire : nous sommes contre tout », assure Attal, avant de changer de position. Il cite l’exemple de la volonté passée du RN de quitter l’UE.

« Restez élégant Monsieur Attal », répond Bardella. Je suis un peu gêné pour toi. »

« C’est pour toi que je suis gêné », rebondit-il aussitôt.

Bardella explique que le RN peut changer d’avis.

Sur le réchauffement climatique et les enjeux écologiques

“Nous sommes aux avant-postes de ce combat”, vante Attal, grâce à “des objectifs ambitieux”. “Je crois que l’humanité peut gagner ce combat.” Il propose un plan d’investissement de 1000 milliards d’euros en 2030 pour la transition écologique, avec en tête de liste Valérie Hayer.

« Le défi climatique est l’un des grands défis de notre génération », répond Bardella. Mais « les ambitions environnementales irréalistes que vous fixez » conduisent à « des conditions de dépendance », assure-t-il. La tête de liste RN évoque des restrictions sur les moteurs thermiques.

“J’ai envie de vous répondre à un moment donné, c’est un débat pas un monologue”, précise Attal. « Pourquoi se fixer comme objectif à long terme de sortir des véhicules thermiques, c’est bien ? » Par rapport au prix du pétrole et à la pollution, explique le Premier ministre.

Bardella contre « le fonctionnement de l’UE »

Jordan Bardella est « contre le fonctionnement actuel de l’UE et » souhaite « changer les règles » pour être « compétitif ».

« L’Europe, c’est la prospérité », répond Attal, qui vante l’aide de l’UE pour sortir de la crise du Covid-19. Selon lui, les enjeux tournent autour du pouvoir d’achat, de l’emploi et de la réindustrialisation.

 
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