Service de sécurité incendie de Montréal | Des pompiers privés de sport après un accident

Service de sécurité incendie de Montréal | Des pompiers privés de sport après un accident
Service de sécurité incendie de Montréal | Des pompiers privés de sport après un accident

Montréal a complètement interdit à ses pompiers de faire du sport dans les garages de ses casernes, après qu’un travailleur a été grièvement blessé l’été dernier alors qu’il jouait au pickleball.


Publié à 1h23

Mis à jour à 5h00

Le pompier est tombé à travers une porte vitrée, la brisant et s’infligeant des coupures extrêmement profondes qui l’empêcheront probablement de travailler pendant des années, selon son syndicat.

Il n’est pas le seul pompier de Montréal à avoir été blessé dans un tel contexte. Environ 16 accidents de travail et incidents liés aux activités de conditionnement physique ont été enregistrés au cours des deux dernières années dans la caserne, selon un rapport de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). Ces événements vont des plus bénins aux plus graves.

« Il existe un besoin d’encadrement des pratiques de conditionnement physique des pompiers pendant les quarts de travail », indique le document, obtenu dans le cadre du Loi sur l’accès aux documents détenus par les organismes publics et sur la protection des renseignements personnels. « Une analyse plus approfondie doit être effectuée. »

Jusqu’à l’accident, les pompiers de Montréal utilisaient l’espace de leur caserne (parfois en sortant les camions) pour s’amuser tout en faisant de l’exercice. «Les gars jouaient au hockey, au volleyball», expliquait la semaine dernière Chris Ross, président de l’Association des pompiers de Montréal (APM).

C’est une partie de pickleball (un sport de raquette) qui a tourné au drame pour un pompier de la station 38, à Pointe-aux-Trembles, en juillet dernier. « Un déséquilibre a amené le travailleur à cogner la porte du garage et à briser deux vitres basses de la porte du garage », relate le rapport de la CNESST. “Il a ouvert les bras comme Subway », résume M. Ross, en faisant référence aux petits pains sous-marins tranchés sur toute la longueur.

” On n’a pas le choix ”

Depuis, ce sport reste interdit dans les garages des casernes. Une première directive administrative a été émise en juillet et celle-ci a été renouvelée jusqu’à fin janvier prochain. Il est probable qu’il soit rendu permanent, selon la CNESST.

La majorité des 66 casernes du Service d’incendie de Montréal (SIM) sont équipées de salles d’exercices avec appareils de conditionnement physique, mais la pratique de sports d’équipe est pratiquement impossible. Quelques rares casernes disposent de terrains de sport.

« En attendant les résultats de l’enquête, un comité paritaire a été mis sur pied afin de recueillir les informations nécessaires afin de revoir l’encadrement des activités sportives dans la caserne », a indiqué Guy Lapointe, chef de division au SIM. « Cette interdiction ne couvre pas l’utilisation de lieux spécialement conçus pour des activités sportives. »

M. Lapointe affirme que le SIM continue de travailler avec les représentants des employés sur ce dossier. L’APM est également d’accord avec la décision de l’employeur d’interdire le sport dans les garages des casernes de pompiers.

«Nous n’avons pas le choix», a déclaré M. Ross. D’autant plus, dit-il, que les garages des casernes de pompiers sont contaminés par des résidus cancérigènes provenant des équipements utilisés pour lutter contre les incendies. “Ce n’est pas nécessairement non plus l’endroit idéal pour faire du fitness”, a-t-il ajouté. Nous devons dresser un tableau et examiner d’autres solutions possibles. »

La SIM avait déjà interdit certaines pratiques sportives dans ses casernes. Depuis 2015, « le SIM est intervenu à quelques reprises pour interdire spécifiquement certaines activités (ex : flip pull 300 lb, box jump et mur d’escalade) ».

 
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