Le policier aurait agi par jalousie.

Le policier aurait agi par jalousie.
Le policier aurait agi par jalousie.

Il aurait agi par jalousie, hors service, rendu groggy par des antidépresseurs. Selon nos informations, un policier en poste au commissariat central de Tours a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire fin juin 2024, notamment pour « destruction de biens appartenant à autrui par incendie ». Il lui est également reproché des menaces et la consultation à des fins personnelles du Traitement des Antécédents Judiciaires (TAJ), un fichier interne au ministère de l’Intérieur, confirme une source judiciaire.

L’histoire d’une chute pour ce fonctionnaire affecté à la voie publique décrit comme noyé dans la dépression. Sa détresse, les secours ont pu la constater dans les flammes ravageant une Citroën DS7, garée dans une rue du quartier des Deux-Lions, dans la nuit du 19 mai 2024 à Tours. Le point de départ d’une enquête confiée à l’antenne locale de la police judiciaire qui, un mois plus tard, a conduit au policier incendiaire.

La voiture ravagée par les flammes, photographiée par son propriétaire vers 3 heures du matin dans la nuit du 19 mai 2024 à Tours. Il a déposé plainte et contacté l’IGPN.
© (Photo envoyée à NR)

« Relation platonique » et « trou noir »

« Il fréquentait une femme depuis une dizaine d’années, sans qu’ils vivent ensemble mais ils partageaient des vacances, quelques dîners. Une relation plutôt platonique pour laquelle il espérait peut-être davantage »murmure une personne proche de l’enquête. L’annonce par son ami de l’existence d’un nouveau partenaire serait à l’origine de la colère du quadragénaire.

Interpellé à son domicile après un signalement reçu par l’Inspection nationale de la police (IGPN), le suspect aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés lors de sa garde à vue. Mais aurait du mal à se souvenir des minutes durant lesquelles il a commis l’acte. ” Le trou noir “confirme une source policière.

« J’espère que tu as reçu le message. »il aurait admis ces faits dans un message texte envoyé le lendemain de l’incident au propriétaire du véhicule incendié.

Demande de détention provisoire

En état d’arrestation depuis plusieurs semaines, le policier en question laisse une image mitigée dans les couloirs du commissariat central, dépeint comme « un sacré travailleur », « un bon auditeur »par certains collègues qui ont travaillé avec lui.

Fin juin, le parquet avait requis le placement en détention provisoire du policier après sa saisine. Le juge des libertés et de la détention a décidé d’un contrôle judiciaire strict. Devant un tribunal correctionnel, la destruction de biens par incendie est punie de dix ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende.

 
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