Des mesures urgentes doivent être prises pour améliorer les conditions de détention.

Des mesures urgentes doivent être prises pour améliorer les conditions de détention.
Des mesures urgentes doivent être prises pour améliorer les conditions de détention.

Dans sa décision rendue le 27 juin, le juge des référés a ordonné à l’administration pénitentiaire de mettre en œuvre des mesures urgentes pour améliorer les conditions de détention des détenus.

Une procédure avait été engagée par plusieurs organismes et associations comme l’Observatoire des prisons, l’Association des avocats pour la défense des détenus, la Fédération nationale des jeunes avocats et l’association La Cimade.

Des conditions de détention indignes

Pour Maître Antoine Le Scolan, avocat au barreau de Guadeloupe pour la section française de l’observatoire des prisons, cette décision est un soulagement.

Les requérants et leurs avocats sont soulagés, d’abord parce que nous avions peur que la décision ne reconnaisse pas les conditions de détention indignes au Centre pénitentiaire de Baie-Mahault. Ensuite, évidemment, nous avions demandé beaucoup de choses dans notre demande. Tout n’a pas été accepté, mais dans l’ensemble, c’est une décision que nous considérons comme positive parce que c’est une décision qui va imposer des choses à l’administration, qui n’arrêtait pas de dire qu’elle faisait tout pour les détenus et que tout était en cours et que tout allait bien.

Plusieurs mesures devront être prises afin de mettre un terme à « l’indignité des conditions de détention ».

Conditions de détention indignes sur la question des matelas par terre, sur la question des installations électriques qui ne sont pas aux normes, sur la question du manque de rangement dans les cellules, sur la question des poubelles qui n’ont même pas de couvercle dans chaque cellule, etc.

Procédures à venir ?

Que ce soit au pénitencier de Baie-Mahault ou à la maison d’arrêt de Basse-Terre, selon Me Le Scolan, d’autres procédures pourraient voir le jour.

Pour la maison d’arrêt de Basse-Terre, déjà l’opacité dans le monde carcéral est une réalité, à la maison d’arrêt de Basse-Terre, c’est encore plus difficile d’obtenir des informations parce qu’il y a proportionnellement moins de détenus. Et les avocats qui ont des clients à la maison d’arrêt de Basse-Terre n’ont encore engagé aucune procédure sur ce point.

Enfin, si la récente décision de justice était suivie d’effet pour l’administration de Fond Sarail, il n’y aurait aucune raison d’engager de nouvelles procédures.

 
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