L’Allemagne, un adversaire coriace mais viable pour la Suisse – rts.ch

L’Allemagne, un adversaire coriace mais viable pour la Suisse – rts.ch
L’Allemagne, un adversaire coriace mais viable pour la Suisse – rts.ch

La Suisse affronte cet après-midi l’Allemagne à Ostrava pour son quart de finale de la Coupe du monde 2024 (en direct sur RTS 2 à partir de 16h10). Si les finalistes malheureux de l’année dernière semblent moins impressionnants qu’en 2023, l’équipe d’Harold Kreis reste un adversaire coriace pour les Helvètes.

Opposer l’Allemagne en huitièmes de finale réveille inévitablement certains traumatismes dans l’esprit de nombreux fans de hockey suisses. Les Helvètes ont en effet vu leurs tournois s’arrêter quatre fois face à la Mannschaft ces 14 dernières années (en quarts de finale de la Coupe du monde 2010, 2021 et 2023, ainsi qu’en huitièmes de finale des JO 2018).

Après avoir dominé la Suisse l’an dernier (3-1) à Riga, l’Allemagne s’est encore débarrassée des USA en demi-finale (4-3 après prolongation) avant d’échouer face au Canada (5-2) pour remporter une médaille d’argent pourtant historique, ce qui s’ajoute à celui obtenu aux Jeux olympiques de 2018 pour ce qui constitue ses meilleurs résultats depuis 1953.

Stabilité par rapport à 2023

De l’équipe finaliste à Tampere et Riga, 14 joueurs se sont à nouveau alignés à Prague et Ostrava 12 mois plus tard. Parmi eux, les attaquants Maximillian Kastner (Munich), John Peterka (Buffalo) et Nico Sturm (San José), bourreaux de la Suisse en quarts de finale, mais aussi le Zougois Marc Michaelis et le Bernois Dominik Kahun.

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Un gage de stabilité qui a permis aux Allemands de terminer à la troisième place du groupe B cette année et de se qualifier sereinement, ne s’inclinant que contre la Suède (5-1) et les USA (6-1) en début de tournoi. Ils ont également signé deux « cartes » contre la Lettonie (8-1) et le Kazakhstan (8-2). L’équipe d’Harold Kreis apparaît certes un peu plus faible que l’année dernière, mais elle semble tout à fait capable de poser des problèmes à la Suisse.

Un jeu de puissance qui fonctionne

La Mannschaft compte par exemple trois joueurs parmi les quinze meilleurs marqueurs de points du tournoi : John Peterka, Leonhard Pfoderl et Yasin Ehliz, qui comptent tous 9 points. Particulièrement pointue offensivement, l’Allemagne possède la meilleure efficacité au tir (16,6%), mais aussi le meilleur avantage numérique (35,3%), juste devant… la Suisse (32,3%). Le box-play suisse, qui a beaucoup souffert lors du tour préliminaire (66,7%), aura donc un défi de taille à relever en quarts.

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Au niveau des gardiens, si Mathias Niederberger, qui a fait le malheur des attaquants suisses à Riga, est présent cette année, il partage le filet avec le gardien de Seattle Philipp Grubauer, auteur d’une Coupe du monde relativement moyenne jusqu’ici (89,1% d’arrêts). et 3,2 buts encaissés par match), même s’il n’a pas été inclus dans la défaite contre les USA. Au sein de l’effectif de Patrick Fischer, Leonardo Genoni affiche de bien meilleures statistiques (92,4% et 1,5 but encaissé par match).

Les dirigeants sous pression

Autrement dit, si la Suisse a tout intérêt à se méfier de l’offensive allemande, sa propre force de frappe pourrait bien faire mal à une arrière-garde qui n’est pas exempte de reproches depuis le début du tournoi.

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Les habituels leaders Roman Josi (11 points), Kevin Fiala (10), Nico Hischier (10) et Nino Niederreiter (6) seront évidemment attendus au tournant où l’équipe en aura le plus besoin. À moins bien sûr que l’étincelle vienne d’un de ces fameux héros de l’ombre, comme c’est régulièrement le cas lors d’un match à élimination directe.

Et nul doute qu’au sein de l’équipe de Suisse comme de son public, les noms des buteurs importeront finalement peu s’il y a qualification pour les demi-finales qui seront célébrées vers 18h45.

D’Ostrava, Bastien Trottet – @BastienTrottet

 
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