mobilisation contre deux « gigabassines » dans le Puy-de-Dôme

mobilisation contre deux « gigabassines » dans le Puy-de-Dôme
mobilisation contre deux « gigabassines » dans le Puy-de-Dôme
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Un champ de maïs irrigué dans la plaine de Billom (Puy-de-Dôme), en juillet 2023. ANTOINE BOUREAU / BIOSPHOTO

Mascottes et drapeaux géants s’apprêtent à défiler samedi 11 mai, dans le Puy-de-Dôme, entre Chignat-Vertaizon et Billom, au nom de la défense “déterminé” de l’eau. Ce « randonnée-démonstration » s’annonce comme un « journée festive et artistique de marche et d’action »selon ses organisateurs, la Confédération Paysanne 63, Bassines non merci 63, Extinction Rebellion, les Voluntary Reapers et The Earth Uprisings, qui attendent quelques milliers de personnes.

De son côté, le préfet du département, Joël Mathurin, a eu des échanges constructifs avec les organisateurs de cette manifestation dûment déclarée, mais aussi avec les agriculteurs regroupés au sein de l’Association syndicale libre (ASL) de Turleuros, ceux-là mêmes dont les projets de construction de les deux immenses réserves artificielles font l’objet de mobilisation. Le préfet a également obtenu des renforts de la police afin d’éviter tout rassemblement intempestif à Clermont-Ferrand, et notamment à proximité des installations Limagrain. La puissante coopérative, à la tête du quatrième groupe mondial de production de semences, soutient ces « gigabasins », comme les appellent leurs opposants. Le plus grand de France à ce jour pour l’irrigation agricole.

Reposant sur des centaines de milliers de mètres carrés de bâches en plastique, ils seraient remplis entre 1euh novembre et 31 mars par pompage dans l’Allier, et recouvert de panneaux photovoltaïques afin de réduire l’évaporation. L’un des deux doit s’étendre sur 15 hectares à Bouzel et pourrait contenir 1,05 million de mètres cubes. Les autres travaux étaient autrefois prévus à Saint-Georges-sur-Allier, sur 18 hectares pour 1,25 million de mètres carrés, soit l’équivalent de 500 piscines olympiques de 2 mètres de profondeur. A titre de comparaison, le volume du réservoir controversé de Sainte-Soline, dans les Deux-Sèvres, est de 720 000 mètres carrés sur 10 hectares.

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Le préfet affirme qu’aucune demande d’autorisation de travaux n’a à ce jour été formellement déposée auprès de ses services. Pourtant, l’administration ainsi que les élus locaux ont déjà pris connaissance du programme lors de réunions en 2023. Dans un communiqué, les trente-six agriculteurs de l’ASL des Turlurons assurent qu’ils étudient la possibilité de construire ces deux ouvrages permettant d’irriguer 800 hectares de cultures sur quinze communes, « en étroite collaboration avec les autorités locales et les acteurs de l’écosystème aquatique »depuis 2016.

Des études techniques déjà lancées

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