quand la fiction met en lumière le pire du futur

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quand la fiction met en lumière le pire du futur
V

Vendredi 3 mai, l’Université populaire des Landes n’a pas failli à son objectif d’être un lieu de rencontre, de convivialité et de participation à la vie de la cité. Près de 450 personnes de tous horizons sont venues aux Jacobins pour assister à une conférence théâtralisée intitulée : « Non(s) Futures, le pire est le futur ? »

A bord de l’avion UP40, les passagers d’une nuit ont décollé pour un voyage immersif dans les années 2050. En mode stand-up ou conférencier, Léa Falco, figure de la génération climat, Raphaël Doan, essayiste et spécialiste de l’Intelligence artificielle (IA) et Louis Gautier, ancien secrétaire général de la Défense et de la Sécurité nationale, ont abordé, dans un exercice de dystopie, les conséquences du changement climatique et de la perte de biodiversité, les aléas d’une perte de contrôle de l’IA et du retour de la guerre en Europe. Chacun, à travers une écriture fictionnelle aux frontières d’une réalité menaçante, a interpellé la conscience des auditeurs.

L’IA, à l’image de la révolution industrielle du 19e sièclee siècle, constitue un changement d’ampleur. Pour Raphaël Dolan, plus que la rébellion des robots contre les humains, la préoccupation dominante est l’effondrement des connaissances, par paresse ou par confort. « Nous serions homogénéisés sans références communes », prévient-il.

Balade littéraire

«De la réélection de Biden à la difficulté de l’Ukraine à gagner la guerre contre la Russie, en passant par le déchirement des Européens, la pression de la Chine, les crises au Moyen-Orient et en Afrique», Louis Gautier tisse l’enchevêtrement d’événements fictifs mais inquiétants sur un plan planétaire. échelle.

Dans une « lettre à Élise », petite archéologue, Léa Falco raconte comment le réchauffement climatique s’installe peu à peu dans nos esprits. « Tout d’abord, c’est loin. Puis à un moment donné, c’est notre maison… La montée de la mer, les crues de l’Adour jusqu’à l’incendie de la forêt landaise en 2031. » Le pacte avec la nature est rompu.

Après l’avoir défini comme « une notion fluide, fragile et volatile », l’écrivain Laurent Gaudé, dans une déambulation littéraire, propose de construire le bonheur en privilégiant la rencontre, le banquet de partage, l’accomplissement plutôt que l’objectif. Sans oublier de cultiver la beauté du mystère comme « son émerveillement devant un vol d’étourneaux », il dit vouloir « reconsidérer le bonheur collectif. [Pour cela] nous avons besoin de jachères dans nos vies ! »

L’UP 40 compte rééditer prochainement cette soirée innovante sous la forme, lors de conférences autour de la fin de vie ou encore sur un sujet plus local : la chasse.

 
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