La Ville de Bordeaux n’était pas justifiée de licencier l’ancien directeur du CAPC, estiment les juges

La Ville de Bordeaux n’était pas justifiée de licencier l’ancien directeur du CAPC, estiment les juges
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Alors qu’un litige oppose l’Opéra de Bordeaux à son ancien administrateur général, voici une autre affaire qui ébranle le monde culturel girondin : la cour administrative d’appel de Bordeaux a jugé que le licenciement de Maria Inés Rodriguez…

Alors qu’un litige oppose l’Opéra de Bordeaux à son ancien administrateur général, voici une autre affaire qui ébranle le monde culturel girondin : la cour administrative d’appel de Bordeaux a jugé que le licenciement de Maria Inés Rodriguez, ex-directrice du CAPC, pour l’insuffisance professionnelle, était illégale. Par un jugement du 29 février 2024, elle a rejeté une demande de la Ville de Bordeaux et l’a condamnée à lui verser 1 500 euros.

Cette décision représente la dernière étape d’une bataille juridique de six ans. En mai 2018, la réalisatrice franco-colombienne est licenciée, quatre ans seulement après avoir été recrutée par un jury unanime, et alors que son premier contrat de trois ans vient d’être renouvelé. La municipalité lui reprochait notamment de mauvaises relations avec une partie du personnel et une fréquentation qui n’était pas à la hauteur de ses attentes.

Maria Inés Rodriguez a fait appel devant le tribunal administratif et a fait annuler la décision de la Ville en décembre 2020. Mais cette dernière a contre-attaqué en février 2021, demandant à la cour administrative d’appel d’annuler le jugement du tribunal administratif. C’est cette dernière demande qui vient d’être jugée infondée.

Bilan contrasté

Le bilan apparaît en effet mitigé pour le premier directeur non-européen du tout premier musée d’art contemporain français (1). Une pétition signée par plus de la moitié des agents, neuf mois seulement après son arrivée, a clairement établi que le courant ne circulait pas en interne. En revanche, les relations avec la clientèle étaient excellentes. « Notamment parce qu’elle a amené beaucoup d’artistes qu’on n’avait jamais vus à Bordeaux : toute une scène hispanique, ou des femmes artistes comme Judy Chicago, Leonor Antunes », explique Jean-Pierre Foubet, qui présidait alors les Amis du CAPC.

Maria Inés Rodriguez dirige aujourd’hui la fondation Walter & Nicole Leblanc à Bruxelles. On ne sait pas si elle demandera des dommages-intérêts suite à la décision de la cour administrative d’appel. Tout comme on ne sait pas si la Ville de Bordeaux va se pourvoir en cassation.

(1) Le CAPC a été créé en 1973, quatre avant le Centre Pompidou.

#Maroc

 
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