pourquoi c’est un “incontournable” pour les associations

pourquoi c’est un “incontournable” pour les associations
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QQue seraient les fêtes de villages landaises sans les bodegas et les associations qui les font vivre ? Pas pareil, certainement. Chaque année, des centaines de petites mains de bénévoles s’activent, donnent de leur temps, pour animer les festivités en musique et fournir de l’eau ou de la nourriture aux fêtards.

Au Festival de la Madeleine de Mont-de-Marsan, impossible de manquer le Campo de Feria, installé sur la place devant les arènes du Plumaçon, recouvert de ces chapiteaux où se rassemble une foule de fêtards endimanchés. “La Madeleine est pour nous un incontournable”, déclare Emmanuel Florès, président du club de football américain du Marsan.

Chaque année, une cinquantaine de bénévoles de l’association sportive tiennent un stand sur le Campo de Feria, un lieu stratégique que l’US Marsan a intégré il y a quelques années, synonyme de revenus cruciaux pour le club et son fonctionnement. .

30% du budget

« Une Madeleine réussie nous rapporte autant, voire plus, qu’un an de parrainage et cinq ou six loteries, explique le gérant. Sur un budget annuel d’environ 100 000 euros, Madeleine représente « 30 à 35 % », ce qui permet d’investir dans des ballons et maillots neufs. C’est donc « un incontournable » pour cette association « familiale ».

Comme l’US Marsan, les associations comptent beaucoup sur les férias pour compléter leur budget. Dans le nord des Landes, le groupe El Pafin’Hot de Mimizan réalise 74 % de ses 60 000 euros de recettes annuelles lors des seules fêtes de la ville, qui se tiennent au mois d’août.

« Nous n’avons que ces revenus et les vacances pour faire fonctionner l’association, qui vit aussi des revenus des 32 représentations musicales qu’elle dispense sur l’année. Les vacances sont très importantes financièrement, mais elles sont aussi une aventure humaine. Notre bodega doit être présente pour les personnes qui nous suivent », insiste Laure Frizon, pour El Pafin’Hot.


Comme tout le monde, la Banda El Pafin’Hot animera les fêtes de Mimizan en journée et en soirée.

Foglia Hervé

Grâce à l’argent dépensé par ses clients fidèles, réunis de 18 heures à 3 heures du matin sous une tente de 200 mètres carrés pour s’amuser avec de la musique DJ « live », l’association, qui anime les rues de Mimizan en journée, peut payer les déplacements. pour ses prestations, l’achat de nouveaux instruments, de tenues et… financer les prochaines soirées !

Car s’ils sont rentables, ils représentent un certain investissement. 32 000 euros en 2023 pour El Pafin’Hot : achat de nourriture, de boissons, location de chapiteaux et autres chambres froides, assurance… « Ce sont les fonds de la banda qui le financent », rappelle Laure Frizon. « Organiser des fêtes coûte de plus en plus cher. C’est un investissement énorme, il faut avoir les reins solides. »

Coût exponentiel

Et savoir anticiper. Comme les Mimizanais, qui préparent simultanément leurs trente ans d’existence (qu’ils fêteront en septembre 2024), les Montois de l’US Marsan travaillent depuis janvier à Madeleine 2024 (17-21 juillet). Au programme, élaboration de menus à servir au Campo, location de tentes et de tables. « Nous nous réunissons en petit comité de quatre ou cinq personnes, une à deux heures par mois », explique Emmanuel Florès.

Il sera temps, dans les phases finales, d’intégrer le reste de la trentaine de bénévoles. Quelques mois avant de lancer les débats, les Montois se disent déjà « impatients » : « Même si ça ferme plus tôt dans la soirée (1), nous sommes confiants. Le Festival de la Madeleine est toujours très dynamique. »

(1) Pour des raisons de sécurité liées aux Jeux Olympiques de Paris 2024, La Madeleine fermera ses portes tous les soirs à 14 heures au lieu de 15 ou 16 heures normalement.

 
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