victime d’un déferlement de haine en ligne, le concepteur de la console Gwardox ferme son site internet

victime d’un déferlement de haine en ligne, le concepteur de la console Gwardox ferme son site internet
victime d’un déferlement de haine en ligne, le concepteur de la console Gwardox ferme son site internet

De nombreux utilisateurs du réseau social X ont été émus par notre article sur Gwardbox, publié ce samedi. Le concepteur de cette console permettant d’utiliser en 2024 des jeux vidéo rétro tombés en désuétude ou obsolètes, Gwénaël Riquez, a été la cible de nombreux commentaires pour le moins désobligeants sur les réseaux. Au cours des trois derniers jours, il a reçu des dizaines de mails offensants, voire simplement haineux.

Tous deux sont allés jusqu’à remettre en question l’honnêteté de l’informaticien et de notre journal. LE malentendu ayant résisté à nos questions au sujet des licences de jeux a été identifié : la miniconsole créée par Gwénaël Riquez ne contient aucun jeu, c’est à ses utilisateurs de télécharger eux-mêmes les jeux vidéo rétro qu’ils peuvent trouver gratuitement sur les plateformes en ligne. La mémoire de l’appareil a la capacité de contenir plus de 10 000 programmes. Internet regorge de plateformes qui les proposent.

Contacté ce lundi, le trentenaire est visiblement dévasté. « Je vais fermer mon site (ce qui a été fait ce lundi après midi), il a dit. Je ne peux plus expliquer. J’ai répondu à 47 emails depuis ce matin. C’est l’enfer. Je suis déçu par cet acharnement. » Même si les photos prises le 21 mai dans son magasin peuvent laisser penser le contraire, Gwénaël Riquez assure ne pas vendre de jeu. Mais seulement sa boîte.

« Je ne vends pas de licences que je n’ai pas, évidemment », assure l’intéressé. Je vends un boitier, plus une carte mère qui permet de reproduire le comportement des anciennes consoles. Je vends la console, sans les jeux à l’intérieur. Moi, j’ai juste envie de me lever le matin, de travailler et d’être calme. Je voulais juste faire quelque chose de cool. »

À bout de force, il fond en larmes à plusieurs reprises, tout en dénonçant les violences dont il est victime. « Les gens me disent : tu gagnes de l’argent avec ça. Mais je vends presque à perte. Je ne gagne pas 50 euros brut sur une console ! Cela ne sert à rien d’avoir autant d’animosité contre moi. »

Ciblé par une communauté de connaisseurs assurant que « le design de la Gwarbox est à la portée de n’importe qui », il nie avoir entièrement copié le programme qui fait tourner sa machine. « J’y ai mis la patte », confirme-t-il. C’est mon cuisine. Il ne s’agit pas simplement d’un copier-coller : nous prenons quelque chose et le modifions. C’est exactement la même chose lorsque je construis un PC. Tout le monde peut le faire mais tout le monde ne sait pas comment le faire. Là, j’ai fait quelque chose pour les gens qui ne savent pas faire. »

Et de préciser : « Si j’installe un PC dans mon magasin, les gens peuvent très bien me dire : je ne veux pas de Microsoft comme système d’exploitation. Dans ce cas, j’ai le droit d’installer une distribution Linux. Je ne facture que le temps que j’y passe. C’est le même principe pour la Gwardbox. »

 
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