« Éric Ciotti aura une place dans mon gouvernement », assure Jordan Bardella

« Éric Ciotti aura une place dans mon gouvernement », assure Jordan Bardella
« Éric Ciotti aura une place dans mon gouvernement », assure Jordan Bardella

La suppression du régime fiscal exceptionnel accordé aux entreprises de fret maritime, comme promis notamment par le Rassemblement national (RN), menacera l’activité maritime et portuaire du pays, assurent les représentants du secteur, dans une tribune publiée dimanche. « Nous, acteurs du secteur maritime, portuaire et logistique français, au-delà de tout engagement politique, vous alertons sur les conséquences stratégiques, économiques et sociales des choix qui seront faits dans les mois à venir »» commence le texte, publié dans le Sunday Journal.

Le président du RN Jordan Bardella, selon son programme pour les législatives présenté au Parisien, entend supprimer le régime fiscal dont bénéficient les armateurs depuis 2003. Sans préciser lesquels, le programme du Nouveau Front Populaire prévoit de supprimer « Supprimer les niches fiscales inefficaces, injustes et polluantes ».

Selon ce qu’on appelle le système « taxe au tonnage », les armateurs paient une taxe forfaitaire calculée en fonction du tonnage de leurs navires en lieu et place de l’impôt sur les sociétés, ce qui implique selon ses détracteurs un manque à gagner important selon les années. Dans un rapport publié en avril, la Cour des comptes l’estimait à 3,8 milliards d’euros en 2022 et 5,6 milliards en 2023.

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Ce montant peut paraître “colossal”, reconnaît auprès de l’AFP Édouard Louis-Dreyfus, président de l’organisation Armateurs de France, signataire de la plateforme. Mais cela correspond à deux années exceptionnelles pour le secteur, les taux de fret ayant bondi entre l’explosion des commandes de produits manufacturés pendant la pandémie, la désorganisation des flux maritimes qui en a résulté et le manque de navires face à une forte demande, ajoute-t-il.

Surtout, ce régime exceptionnel permet aux armateurs français d’être “compétitif”, 86 % de la flotte mondiale fonctionnant sous ce système, estime le dirigeant, également président de la société Louis Dreyfus Armateurs. Certains groupes français, pour honorer leurs contrats à long terme, pourraient “ne pas avoir d’autre choix” que de passer sous un autre drapeau en cas d’abolition de ce régime, a-t-il dit.

« Supprimer ce régime ne permettra certainement pas de résorber les déséquilibres budgétaires de l’Etat », affirme la tribune, signée notamment par les dirigeants de diverses compagnies de fret, ferries et croisières, dont CMA CGM. Sont également signataires le Cluster Maritime Français, le Groupement des Industries de la Construction et des Activités Navales (Gican), l’Association des Utilisateurs du Transport de Marchandises… ainsi que les syndicats UFM-CFDT et CFE-CGC Marine. Selon eux, les activités portuaires et de transport maritime représentent 123 000 emplois directs et 400 000 indirects en France.

 
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