dans le duel Trump-Biden, cette semaine folle qui a bouleversé la campagne – .

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Le président démocrate de 81 ans s’est retiré pendant six jours avec des conseillers pour travailler sur cette confrontation. Mais sur scène, il est apparu déboussolé, a mâché ses mots, s’est emmêlé les pinceaux. Donald Trump a enchaîné les mensonges, plein d’aplomb. Des dizaines de millions d’Américains ont suivi, médusés, l’échange entre les deux hommes. A peine le débat terminé qu’un torrent de messages de démocrates anonymes et paniqués s’est répandu dans la presse. Ils ont exhorté le président, qu’ils trouvaient trop vieux, à démissionner pour éviter un naufrage face aux républicains en novembre.

Préoccupations démocratiques

Lors d’un meeting en Caroline du Nord, Joe Biden a concédé le lendemain qu’il ne “débattait plus aussi bien qu’avant”. Mais, a-t-il rassuré, “je peux faire le boulot”. Pas de quoi convaincre les riches donateurs du Parti démocrate, chez qui le doute s’est installé : et si le président n’était pas en mesure de diriger le pays pendant les quatre prochaines années ? Par tweets, certains d’entre eux ont exigé des preuves concrètes de la vivacité du dirigeant, que la Maison Blanche n’a cessé d’évoquer.

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Les poids lourds du Parti démocrate ont commencé à s’interroger publiquement sur l’aptitude de Joe Biden, alors que la Maison Blanche tente de contenir l’incendie. S’il « sait rebondir », le président suscite de plus en plus d’inquiétudes et pourrait bien être contraint d’abandonner sa quête d’un second mandat à la Maison Blanche.

Retranché à Camp David, la résidence de campagne des présidents américains, le clan Biden serre les rangs, espérant que la tempête passe. Un premier barrage a cédé mardi. La cheffe démocrate Nancy Pelosi, ancienne présidente de la Chambre des représentants et toujours très influente au sein de son parti, estime qu’il est « légitime » de s’interroger sur l’état de santé de Joe Biden. Dans la foulée, un premier élu démocrate, le Texan Lloyd Doggett, a appelé le président à renoncer à briguer un second mandat, l’exhortant à ne pas « nous livrer à Trump en 2024 ».

Un deuxième élu lui a emboîté le pas 24 heures plus tard, tandis qu’une poignée d’autres ont exprimé, pour la première fois publiquement, de fortes réserves sur l’âge du capitaine. Bombardée de questions de journalistes, la porte-parole de la Maison Blanche a tenté mardi puis mercredi d’éteindre l’incendie, évoquant tour à tour « un rhume » et « un décalage horaire » dû aux voyages pour justifier les piètres performances de son patron. Joe Biden n’envisage « absolument pas » de retirer sa candidature, mais elle ne s’en préoccupe pas.

Pour Trump, « c’est génial »

La tempête est telle que la saga judiciaire de Donald Trump et les spéculations sur la possibilité que le républicain aille en prison sont complètement reléguées au second plan. Depuis sept jours, Washington bruisse de rumeurs sur les grandes manœuvres du Parti démocrate. Sur les réseaux sociaux, lors des rassemblements mondains, chacun a sa théorie sur qui, entre la vice-présidente Kamala Harris ou tel ou tel gouverneur éminent, pourrait, si nécessaire, remplacer le président au pied levé.

A coups de communiqués cinglants, l’équipe de campagne de Donald Trump se réjouit de « l’effondrement total du Parti démocrate ». Elle trinque aussi à la Cour suprême, qui a accordé lundi une victoire à Donald Trump sur une question d’immunité présidentielle, dont l’une des conséquences immédiates a été de retarder de plusieurs mois sa condamnation à New York.

 
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