«Avoir porté le brassard est une fierté»

«Avoir porté le brassard est une fierté»
«Avoir porté le brassard est une fierté»

11,8 kilomètres parcourus (record du match), 45 passes réussies sur 49 tentées (3e derrière les deux défenseurs centraux français), trois dribbles réussis (5e français), 10 ballons récupérés (premier français), une passe qui aurait dû être décisive si Marcus Thuram n’avait pas percuté le gardien (68e minute) et un retour impressionnant sur Patrick Wimmer de la tête au but en finale (84e) : n’en jetez plus. Face à l’Autriche ce lundi (1-0) à Düsseldorf pour l’entrée des Bleus, N’Golo Kanté a levé les derniers doutes sur sa capacité à être à la hauteur de cet Euro, après deux ans loin des Bleus, une ultime saison à Chelsea. en 2022-2023 quasiment vierge à cause des blessures (9 matches joués) et d’un an d’exil en Arabie Saoudite (44 matches) pour se régénérer.

«Je l’ai pris pour ça. A partir du moment où j’ai eu la certitude qu’il avait retrouvé toutes ses capacités athlétiques, il n’y a plus eu de débat. Il a cette intelligence sur le plan tactique, il est capable de récupérer, de se projeter. Il était radieux et c’est tant mieux parce qu’on a besoin de ça”, a félicité l’entraîneur français Didier Deschamps après la rencontre. « Il n’y a rien qui a changé : il est performant en récupération, il ne se fatigue jamais. Avec le ballon, il nous apporte de la sérénité, il est capable de casser des lignes. Homme du match, c’est bien mérité», sourit le défenseur Jules Koundé.

Devant les médias, le joueur d’Al Ittihad, 33 ans et 56 sélections, a même semblé moins réservé que d’habitude avec, comme sur le terrain, le sentiment d’avoir retrouvé la fraîcheur de ses débuts en Bleu en 2016, ajouté à un nouvelle maturité.

Vous disputiez votre premier match de phase finale internationale depuis l’Euro 2021. Vous aviez des questions sur votre capacité à vous remettre en selle ?

J’ai retrouvé cette appréhension dès le début de la compétition, avec beaucoup d’attente. Nous essayons tous de prendre un bon départ ensemble. C’était agréable de retrouver ces sentiments. Je pense que nous avons réussi à prendre un bon départ et c’est bien. J’ai un bon pressentiment, je veux donner le meilleur de moi-même pour l’équipe. Je ne veux pas me projeter, ce n’est que le début. Il ne nous reste plus qu’à regarder maintenant le prochain match contre les Pays-Bas, vendredi.

En conférence de presse, vos coéquipiers n’ont cessé de répéter qu’ils avaient le sentiment qu’avec vous sur le terrain, ils avaient l’impression d’être un ou deux de plus. Pensez-vous avoir retrouvé la forme de vos plus belles années ?

Je suis heureux de retrouver l’équipe de France. Je me sentais bien, j’ai retrouvé mes capacités. J’arrive à donner le meilleur de moi-même. Il y a beaucoup d’éloges mais je ne suis pas surhumain. Nous travaillons ensemble, nous nous battons pour l’équipe. Aujourd’hui, cela nous a souri et il faut continuer ainsi pour la suite de la compétition. Mais l’envie est là.

Pensiez-vous pouvoir revenir à un tel niveau après votre départ en Arabie Saoudite ?

Oui, je le voulais. Le championnat saoudien se construit et les attentes sont très élevées. Je voulais avoir de bons résultats. Malheureusement, nous n’avons pas été suffisamment performants cette saison (5ème au classement, élimination en quarts de finale de la Ligue asiatique des champions, NDLR). Mais j’ai toujours donné le meilleur de moi-même à l’entraînement et pendant les matchs. Je pense que je suis récompensé d’être ici. Je veux juste faire la même chose, faire de mon mieux pour mon pays.

Vous étiez associé pour la première fois à Adrien Rabiot au milieu. Comment vous êtes-vous articulé ?

On a commencé à trois au milieu, même avec moi, Adrien et Antoine (Griezmann). Notre objectif était de rendre difficile la progression de l’équipe autrichienne dans le match. Cela a plutôt bien fonctionné même s’il faut continuer à travailler pour améliorer les automatismes lors des prochains matches. C’était satisfaisant et cela nous a suffi pour gagner aujourd’hui.

Vous portiez le brassard de capitaine après le départ de Kylian Mbappé. Qu’est-ce que cela représente ?

C’est la première fois. Je ne m’attendais pas à ça. C’est après un match mais c’est un plaisir, c’est un honneur. Cela n’a duré que quelques instants (cinq minutes, NDLR) mais cela représente quand même beaucoup. C’est une fierté.

Alors que Lloris, Varane, Pogba, Mandanda ne sont plus là, ressentez-vous une responsabilité différente ?

Cela vient naturellement. Je veux aider par tous les moyens possibles et si faire monter l’équipe signifie être un relais pour l’entraîneur ou s’adapter sur le terrain avec ses coéquipiers, je le fais. Il y a des personnalités, des personnages qui font bien vivre l’équipe. Il y a des dirigeants.

 
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